Coq décapité au Pays basque : l'homonyme de l'auteur menacé de mort

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L'auteur présumé des faits risque jusqu'à 30.000 euros d'amende et deux ans de prison. Capture d'écran.
L'auteur présumé des faits risque jusqu'à 30.000 euros d'amende et deux ans de prison. Capture d'écran. © Twitter
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Entre messages d'insulte et menaces de mort, le jeune homme est attaqué de toutes parts depuis que son nom est associé à une vidéo montrant un Basque décapiter un coq avec les dents. Il va déposer plainte contre son homonyme.

La vidéo avait été largement partagée sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, un homme s'était fait filmer au mois de juin en train de décapiter un coq vivant avec ses dents, avant de la recracher en souriant. L'homme a été identifié et fait désormais l'objet de poursuites judiciaires, rapporte Le Parisien

Attention, ces images montrent un acte de cruauté envers un animal et peuvent choquer :

Choquée par ces images, la fondation Brigitte Bardot, qui oeuvre pour la défense des animaux, a annoncé un dépôt de plainte. Mais en se saisissant de l'affaire et en relayant la vidéo sur les réseaux sociaux, la fondation de la célèbre actrice a partagé l'identité du suspect. L'auteur présumé de cet acte de cruauté serait un certain Bixente Larralde, un champion de pelote basque.

Son adresse publiée

Depuis, son homonyme est la cible de harcèlement de la part de nombreux internautes. "J’ai reçu les premières insultes vendredi. Je ne voyais pas pourquoi. Samedi, il y en avait une vingtaine avec des liens vers la fameuse vidéo. J’ai fait le rapprochement. On a exactement la même orthographe, nom et prénom. Je n’ai pas eu de chance", a expliqué à Sud Ouest le jeune homme de vingt ans, originaire de Mont-de-Marsan, dans les Landes.

Des messages d'insulte aux menaces de mort, le jeune landais et sa famille sont attaqués de toutes parts. "Les internautes me retrouvent. J’ai essayé de les raisonner mais la moitié ne comprend pas", a-t-il regretté. Certains internautes sont même parvenus à retrouver son employeur. "Ils lui ont recommandé de me virer car je suis un monstre", raconte Bixente au quotidien régional. D'autres ont menacé de venir le "marquer d'un coq avec un fer rouge sur le front", en révélant son adresse en ligne, confie-t-il à France Bleu Gascogne.

Quatre mois après avoir quitté le domicile familial, le jeune homme s'est vu contraint de retourner chez ses parents, craignant pour sa sécurité. "On était choqué et il avait trop peur de rentrer chez lui avec toutes ces menaces", se désole Magali, la mère de Bixente. 

Plainte pour "préjudice moral"

Le jeune Montois a déjà dépose une main courante et s'apprête désormais à déposer plainte contre son homonyme pour "préjudice moral", selon la station locale. Si les insultes continuent, le Landais compte aller déposer plainte contre X.

L'autre Bixente Larralde, l'homme de la vidéo, est aussi la cible, avec sa famille, de messages d'insultes, d'appels à la haine et de messages de mort, selon le parquet de Bayonne. Pour son acte présumé, le pelotari risque jusqu'à 30.000 euros d'amende et deux ans de prison.