Velvet a obtenu la licence ferroviaire qui permettra à ce nouveau concurrent de la SNCF de proposer des TGV à partir de l'été 2028. Quatre liaisons seront couvertes, dont Paris/Bordeaux et Paris/Nantes. Avec un investissement d'un milliard d'euros, ce projet semble le plus avancé par les concurrents français de la SNCF.
C'est l'une des deux étapes indispensables pour faire rouler des trains sur les rails français, la prochaine sera la certification de sécurité. Mais d'ici là, Velvet, qui a obtenu la licence ferroviaire, peut donc commencer à regarder quels sillons demander et recruter du personnel.
"Une levée de fonds aussi significative d'un milliard d'euros"
Quatre liaisons au départ de Paris vers Bordeaux, Rennes, Nantes et Angers, un choix pertinent puisqu'il n'y a pas de concurrence jusque-là et qu'actuellement, les trains de la SNCF affichent souvent complets lors des vacances ou grands week-ends.
Un projet solide, estime Matthieu Marquenet, fondateur de la plateforme de réservation Kombo : "Velvet, c'est la première compagnie ferroviaire française à avoir fait une levée de fonds aussi significative, d'un milliard d'euros. C'est ce qui leur permet de financer une dizaine de trains fabriqués par Alstom, qui sont les Avelia Horizon, qui sont très similaires au TGV M de la SNCF".
Les essais auront lieu dans les mois qui viennent, les TGV violets seront visibles sur les rails. Velvet sera donc le troisième concurrent de la SNCF après Trenitalia et la RENFE. Deux autres acteurs français espèrent avancer rapidement eux aussi. L'entreprise Le Train, qui couvrira le Sud-Ouest et Kevin Speed, avec un projet de RER grande vitesse pour Lyon, Strasbourg et Lille.