Charles Alloncle est revenu, dans "Christine Kelly et vous", sur les complications affrontées lors de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. "Des documents m’ont été refusés, notamment les fiches de paie de Nagui", dévoile-t-il.
Lors de l'émission "Christine Kelly et vous", le député UDR Charles Alloncle est revenu sur le déroulé de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. "Des documents m’ont été refusés, notamment les fiches de paie de Nagui", a souligné le rapporteur de cette commission.
Le député a d'abord exprimé sa frustration concernant plusieurs auditions qu'il souhaitait organiser, mais qui n'ont finalement jamais eu lieu. Il cite notamment le cas de Caroline Lang, ancienne présidente du syndicat des producteurs indépendants, ex-dirigeante de Warner en France et figure influente du secteur audiovisuel.
"Quand j'ai proposé son nom, on était en pleine affaire Epstein, et donc le président macroniste de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, m'a refusé cette audition", explique-t-il. "Je n'ai pas vraiment compris le motif, alors que Mme Caroline Lang était l'une des pièces maîtresses de l'audiovisuel français."
Autre sujet de tension selon lui, l'accès à certains documents financiers. Charles Alloncle affirme ne pas avoir obtenu les contrats, rémunérations et fiches de paie de Nagui, pourtant demandés dans le cadre des travaux de la commission.
"Ils ont refusé" de lui transférer les fiches de paie de Nagui
"Il avait sous serment expliqué que la société dont il était coactionnaire m'enverrait l'ensemble de ses contrats et fiches de paie dans les derniers jours de cette commission d'enquête", assure-t-il. "Finalement, ils ont refusé."
Le député vise directement Banijay, société dont l'animateur est actionnaire. Il rappelle également les révélations de Mediapart sur un contrat estimé à 100 millions d’euros sur trois ans.
Au-delà de ces éléments, Charles Alloncle estime avoir fait face à une opposition politique dès la création de cette commission d'enquête. Selon lui, certains élus auraient voulu empêcher la mise en lumière de déséquilibres au sein de l'audiovisuel public.
Il dénonce notamment "une surreprésentation chronique de la gauche en temps de parole", mais aussi la nomination de militants à des postes stratégiques et l'attribution de contrats à certaines sociétés de production. Il cite enfin Matthieu Pigasse, qu'il présente comme une "égérie" de ces militants.