Les confinements n'ont pas boosté la libido. 1:12
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Ugo Pascolo , modifié à
Au micro de "Bienfait pour vous" sur Europe 1, la sexologue Magali Croset-Calisto explique que le coronavirus et les confinements ont eu un effet délétère sur la sexualité des Français, au point de faire reculer le "taux de procréation" du pays.
INTERVIEW

Depuis deux ans, l'arrivée du Covid-19 a bousculé de nombreuses habitudes chez les Français. Un bouleversement qui a atteint de très nombreuses activités : bars, restaurants, cinémas... plus question de se rendre dans un lieu qui accueille du public sans montrer un pass sanitaire. Et pour ceux qui n'ont pas le précieux sésame, l'abstention est de rigueur. Mais le coronavirus et les confinements qu'il a entraînés dans son sillage ont également modifié certaines habitudes de la sphère privée, y compris dans la chambre à coucher.

Moins de rapports sexuels...

"Le confinement n'a pas boosté la libido, au contraire", résume dans "Bienfait pour vous" sur Europe 1, Magali Croset-Calisto, sexologue et addictologue. "Dans mon cabinet, mais aussi dans toutes les récentes études qui ont pu être menées sur ces deux années de pandémie, on constate qu'il y a eu nettement moins de rapports sexuels que les années précédentes." Une tendance qui suit d'ailleurs celle des différentes vagues de la pandémie qui se sont succédé. "Il y a eu un regain de sexualité en novembre et décembre 2020", confirme-t-elle. 

... et un taux de procréation en berne

Et mécaniquement, cette baisse d'activité sexuelle se ressent sur la natalité. "Au niveau de la procréation, on est revenu à un taux égal à celui des années 1940, des années de guerre. Ça ne s'était jamais vu dans nos sociétés. Les couples ont préféré différer les naissances." Mais les différents confinements ont également modifié la sexualité des Français en elle-même, avec le développement de la sexualité par écrans interposés.