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Grégoire Duhourcau
Souvent pointé du doigt pour l'isolement social qu'il peut provoquer chez certains de ses plus grands aficionados, le jeu vidéo peut, à l'inverse, favoriser le lien social, comme l'explique le délégué général du syndicat des éditeurs de logiciels.

La pratique des jeux vidéo n'est plus du tout la même qu'il y a une dizaine d'années. Tout simplement parce que le jeu vidéo a lui-même "beaucoup évolué". "Aujourd’hui, on a vraiment une très grande diversité d’expériences. Vous pouvez jouer sur des tas de supports. Vous avez également des très grandes expériences immersives", explique Emmanuel Martin, délégué général du syndicat des éditeurs de logiciels, au micro de Wendy Bouchard sur Europe 1.

"On voit le plaisir de jouer ensemble." Il salue notamment "un formidable espace de création" et "un dialogue perpétuel entre la création et l'innovation qui, tous les six mois, offre de nouveaux espaces, de nouvelles possibilités". Au départ, "le jeu vidéo était une expérience qui se faisait face à un ordinateur". Et, surtout, en solitaire. "Aujourd’hui, le jeu vidéo est un véritable lien social", assure Emmanuel Martin. "On joue ensemble, les uns avec les autres, les uns contre les autres. On voit le plaisir de jouer ensemble."

Le jeu vidéo est donc devenu une pratique que l'on exerce avec d'autres gens, au moins virtuellement. Emmanuel Martin souligne toutefois qu'il existe aujourd'hui "de plus en plus de lieux dédiés à la pratique du jeu vidéo". Il évoque notamment les "compétitions de jeux vidéo", à savoir l'e-sport. Ce phénomène "prend beaucoup d'ampleur", précise-t-il. "Aujourd’hui, le jeu vidéo rassemble. C’est un vrai lien social."

>> De 9h à 11h, c’est le tour de la question avec Wendy Bouchard. Retrouvez le replay de l’émission ici

"Il y a encore des phénomènes de jeu où l'enfant est seul." "Il ne faut pas imaginer non plus que le jeu vidéo se partage tout le temps", tempère toutefois Olivier Gérard, pilote du collectif PédaGoJeux et Coordonnateur du pôle média-usages numériques à l’Union nationale des associations familiales. "Il y a encore des phénomènes de jeu où l’enfant est seul, il y a encore des difficultés de communication au sein de la famille", déplore-t-il.

Si l'enfant joue en ligne, avec d'autres joueurs, il va sociabiliser avec ces derniers sur les plateformes fréquentées, certes, mais cela "peut se faire parfois aussi au détriment de la vie familiale". "Il faut quand même le souligner", appuie Olivier Gérard.