Chevaux mutilés : une "pluralité d'auteurs et de modes opératoires", selon la gendarmerie

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la gendarmerie souligne la "pluralité d'auteurs et de modes opératoires" dans l'affaire des chevaux mutilés
la gendarmerie souligne la "pluralité d'auteurs et de modes opératoires" dans l'affaire des chevaux mutilés © AFP
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Selon les gendarmes, les mutilations de chevaux survenues dans plusieurs départements sont le fait de plusieurs auteurs. Des modes opératoires très différents sont notamment constatés. Les motivations des coupables restent pour le moment à déterminer.

Des mutilations de chevaux dans une vingtaine de départements et peut être autant d'auteurs. Ces derniers mois, ces actes se multiplient mais ils sont le fait de plusieurs auteurs et selon différents modes opératoires, comme l'affirment mercredi les gendarmes. Plusieurs pistes sont envisagées concernant leurs motivations.

Diverses motivations envisagées

"Il y a une vingtaine de cas d'oreilles coupées, mais il y a aussi d'autres faits, des mutilations d'organes génitaux, des lacérations avec des objets tranchants", explique le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie. Il y a donc une "pluralité des auteurs et des modes opératoires".

Concernant les motivations des auteurs, tout est envisagé : un challenge sur internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés, des rites sataniques. La Miviludes, en charge de l'observation et de l'analyse du phénomène sectaire et qui apporte son concours, n'a pas mis en évidence de rite satanique, mais, ajoute le colonel, "ce n'est pas pour autant écarté". 

La perpétuation de ce type de faits va devenir "plus compliquée"

Au niveau national, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) "coordonne" le suivi des enquêtes pour en analyser les éléments, explique le colonel. "Tous les éléments de procédure sont réunis au service central du renseignement criminel", ajoute-t-il. Chacun des faits donne lieu à une étude approfondie (constatation par un vétérinaire, nécropsie, analyses, etc.) afin de recueillir le maximum d'indices. Un portrait robot a été diffusé la semaine dernière par la gendarmerie, mais prévient le colonel Percie du Sert, si l'on "parvient à l'identifier" cela "ne signifiera pas que nous aurons résolu le mystère. Il s'agira seulement d'un cas", insiste-t-il.

Grâce à une campagne de prévention et d'information menée auprès des propriétaires de chevaux, il estime que la perpétuation de ce type de faits va devenir "plus compliquée". Les propriétaires sont invités par exemple à s'équiper de "caméras de chasse" à aller plus souvent voir leurs animaux dans les prés, à leur enlever leur licol et à signaler auprès des gendarmes tous les faits.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP