"Chaque jour, nous adaptons notre dispositif pour que la continuité des soins soit assurée", affirme Agnès Buzyn

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Agnès Buzyn 1:12
"Nous avons travaillé avec les hôpitaux et les EPHAD pour anticiper ce mouvement de grève", affirme la ministre de la Santé Agnès Buzyn. © Europe 1
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Pour faire face à la mobilisation des personnels hospitaliers contre la réforme des retraites, mais également assurer les soins alors que les transports en commun sont quasiment à l'arrêt, Agnès Buzyn assure que tout a été fait pour assurer la continuité des soins. "Chaque jour, nous adaptons notre dispositif", assure-t-elle. 
INTERVIEW

La mobilisation contre la réforme des retraites commence fort. Jeudi, 800.000 personnes ont défilé dans les rues de France, selon le ministère de l'Intérieur, 1,5 millions selon les syndicats. Parmi les manifestants, des cheminots, des contrôleurs aériens, des enseignants mais aussi des membres du personnel hospitalier. Pour faire face aux absences et aux difficultés de transport, les hôpitaux se sont organisés. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé et de la Solidarité, affirme sur Europe 1 que la continuité des soins serait assurée. 

"Nous avons travaillé avec les hôpitaux et les EPHAD pour anticiper ce mouvement de grève", affirme la ministre. Il y a eu des assignation de certains personnels en grève si cela posait des difficultés de fonctionnement dans service. Nous ne pouvons pas prendre le moindre risque avec la vie des gens."

"Il y a une forme de solidarité"

En l'absence de certitudes sur la durée de la mobilisation, une cellule de crise a été installée au ministère. "Chaque jour, on me remonte les difficultés en région et pour l'instant il n'y en a pas." Des mesures ont été mises en oeuvre, comme du covoiturage organisé en Ile-de-France. "Des lits ont été gardés dans des hôtels ou des hôpitaux pour accueillir le personnel soignant", ajoute la ministre de la Santé. "Chaque jour, nous adaptons notre dispositif pour que la continuité des soins soit assurée."

Jeudi, Agnès Buzyn était à l'hôpital européen Georges Pompidou, à Paris. Elle a constaté que les soignants dormaient les uns chez les autres, et que certains voisins de l'hôpital avaient même proposé des chambres au personnel. "Il y a une forme de solidarité pour l'instant, pour que le service hospitalier fonctionne, car c'est un pilier de notre institution." La plupart des services ont également reporté à la semaine prochaine les interventions non-urgentes.