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«C'était un ras-le-bol» : ce patron de brasserie se fait cambrioler et décide de dévoiler le visage du malfrat sur les réseaux sociaux

[Europe 1]

Le patron de la brasserie Le Bastion, dans le Gers, qui a été cambriolée il y a quelques jours, était l'invité de Christine Kelly et vous. Face aux faits, ce dernier a décidé de publier les vidéos de ses caméras de surveillances et de dévoiler le visage du cambrioleur. Au micro d'Europe 1, il dit "assumer" son geste.

C'est un coup de gueule qui ne passe pas inaperçu sur les réseaux sociaux. Après le cambriolage de sa brasserie à Lectoure, dans le Gers, le patron du restaurant Yannick Pitton a décidé de publier plusieurs vidéos pour dénoncer le ras-le-bol de ces vols à répétition. 

Dans l'une d'entre elle, il révèle l'identité du malfrat, filmé par les caméras de surveillance. Un jeune homme d'une vingtaine d'années, connu des services de police, et qui au-delà des vols des caisses et de cigarettes, a provoqué d'importants dégâts dans le restaurant. 

Invité ce mardi matin au micro de Christine Kelly et vous, Yannick Pitton ne regrette pas son choix. "J'ai eu ce visiteur la nuit avant le début de la Coupe du monde. Sur le coup de la colère, après avoir apporté plainte à la gendarmerie, j'ai fait une première vidéo pour lui laisser la chance de venir me ramener ce qu'il m'avait dérobé et pour pouvoir arranger les choses. Il s'avère qu'il n'est pas venu", regrette-t-il. 

"J'ai été vraiment surpris de l'impact qu'a eu cette vidéo"

Le patron de la brasserie Le Bastion décide alors de mettre en ligne le visage de son cambrioleur. "C'était aussi le but de pouvoir avertir tous mes collègues et les citoyens de la ville, parce qu'il est connu quand même de la ville, il est connu de la force de l'ordre depuis très longtemps. Et c'était pour vraiment faire passer le message à tout le monde. Je ne voulais pas concerner la France entière, je ne voulais pas que ça aille aussi loin. J'ai été vraiment le premier surpris de l'impact qu'a eu cette vidéo auprès des gens", dit-il. 

"J'ai décidé de diffuser son visage, sa manière de faire, tout ça. C'est un cumul de choses, c'est un ras-le-bol. Et je pense que je ne suis pas le seul à penser ça", conclut-il, alors qu'il a reçu ces derniers jours sur les réseaux sociaux des milliers de messages de soutien.