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«C'est un peu angoissant» : à Marseille, ces commerçants qui craignent de voir le mouvement social s'installer dans la durée

[Miguel MEDINA / AFP]

Face à l'évolution du mouvement social contre la vie chère, les commerçants craignent que la mobilisation ne s'installe dans la durée, en pleine période des fêtes de fin d'année, qui représente une part importante de leur chiffre d'affaires. À Marseille, Europe 1 est allée à la rencontre de ces commerçants inquiets pour les prochains mois.

Après un troisième acte de mobilisation contre la vie chère ce samedi, les syndicats appellent déjà à une nouvelle journée de mobilisation jeudi prochain. Une journée supplémentaire qui inquiète les commerçants, lesquels redoutent de voir le mouvement social s'inscrire dans la durée.

"Il y en aura encore combien d'autres ?", s'alarme Philippe, opticien dans le centre de Marseille. Après déjà trois samedis de mobilisation, il se dit lassé. "C'est juste un reflet de l'attitude de ce que Marseille devient. Depuis des années, c'est la politique de la ville. On a ce qu'ils ont voulu et pourtant ils laissent faire", regrette-t-il au micro d'Europe 1.

Si certains commerçants se barricadent au passage des cortèges, d'autres, comme Laurent, guettent le moindre débordement, la peur au ventre. "On fait attention, on surveille, quitte à fermer rapidement si on voit que ça se dégrade", explique-t-il.

"C'est un peu angoissant quand même"

Artisan, Laurent fabrique et vend des produits qui se retrouveront sur les tables des fêtes de fin d'année. Comme d'autres commerçants, il s'inquiète pour les semaines à venir. "C'est assez compliqué parce que c'est une saison forte pour n'importe quel commerçant".

"La fin d'année, ça représente un chiffre d'affaires important, plus important que les autres parties de l'année. Il y a des métiers, si on rate Noël, on rate une bonne partie du chiffre d'affaires de l'année. Donc, c'est un peu angoissant quand même", poursuit-il.

Pour soutenir ces professionnels déjà sous pression, certaines villes prévoient d'autoriser l'ouverture des commerces le dimanche durant tout le mois de novembre.