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Charles Luylier (à Albi) / Crédits photo : Roslan RAHMAN / AFP
Depuis deux ans, un quartier pavillonnaire de la ville d'Albi est confronté à l'invasion de fourmis Tapinoma Magnum. Ces insectes d'Afrique du Nord se reproduisent à une vitesse folle, supplantant les autres fourmis locales. Pire, elles s'invitent avec facilité dans les maisons, rendant la vie des habitants invivable. 

C'est un véritable cauchemar que vivent les habitants d'un quartier d'Albi. Dans cette zone pavillonnaire d'une centaine d'habitations, un nouvel envahisseur à fait son apparition : la fourmi Tapinoma Magnum. La zone fait face depuis deux ans à cette invasion inexpliquée, qui selon certains, trouverait toutefois une partie de sa source dans l'urbanisation de la zone ainsi qu'à la sécheresse. Mais si leur arrivée est encore mystérieuse, leur présence elle, est bien visible. 

"C'est un calvaire"

Sophie, qui réside dans ce quartier, ne peut plus profiter de son jardin : "J'ai une piscine. Mais dès que vous voulez vous étendre, ça vous monte dessus. Le seul petit avantage, c'est que moi, elles ne rentrent pas dans la maison", confie-t-elle au micro d'Europe 1. 

Mais sa voisine ne peut pas en dire autant. Françoise, qui habite la maison à côté, se ruine en répulsif. "Pour nous, c'est un calvaire. Ça nous coûte cher. C'est au moins 50 euros par mois ! Et on n'arrive pas à s'en débarrasser", se désespère-t-elle. 

Une seule solution envisagée

Il faut dire que la Tapinoma Magnum est une fourmi qui se reproduit de manière exponentielle et qui s'attaque aussi aux maisons. "Elles arrivent de l'extérieur et elles passent à l'intérieur, en creusant sous les parpaings", s'agace Christophe. Avec sa femme Maryline, le couple est à bout face à ces voisins envahissants. "Si on tape sur le tuyau du radiateur, elles sortent et elles montent partout. C'est invivable", confie-t-elle. 

Ces derniers ont donc décidé de prendre une décision radicale : "On déménage ! Au 1er mai, on sera dans une autre maison car on ne peut pas vivre comme ça", regrette l'Albigeoise. Pour éviter l'invasion totale, l'agglomération d'Albi va supprimer une partie des dalles en béton du quartier, véritable nid à fourmi, en les remplaçant par des espaces verts et du bitume.