Agriculteurs Balma 0:57
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Charles Luylier (à Balma) // Crédits photo : Frederic Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Une cinquantaine d'agriculteurs se sont rassemblés en milieu de matinée sur le site de l'Agence de services et de paiement (ASP) de Balma, l'organisme qui verse notamment les aides publiques européennes liées à la PAC. Ils ont déversé devant le bâtiment des vieux pneus, des branches et coupé trois cyprès.

Plusieurs dizaines d'agriculteurs, venus avec une vingtaine de tracteurs, manifestaient lundi matin à Balma, près de Toulouse, pour protester contre un retard de versement des aides européennes de la politique agricole commune (PAC). Les manifestants se sont rassemblés en milieu de matinée sur le site de l'Agence de services et de paiement (ASP), l'organisme qui verse notamment les aides publiques européennes liées à la PAC. Là, ils ont déversé devant le bâtiment des vieux pneus, des branches et coupé trois cyprès.

"On a quatre jeunes qui se sont suicidés depuis le début de l'année"

"Aujourd'hui, on se demande pourquoi on va continuer à faire des dossiers PAC. Qui peut continuer à travailler comme cela ? On est obligé de faire des demandes tous les jours et derrière, on s'aperçoit que ça ne paye pas à temps. Mes dettes, elles, s’élèvent à 40.000 euros par an de remboursement de frais de matériel. C'est l'enfer, d'où l'importance de verser en temps et en heure", a déclaré Florian, au micro d’Europe 1.

"On a quatre jeunes qui se sont suicidés depuis le début de l'année. Quatre jeunes, parce que financièrement, ils n'y arrivaient pas. Et j’ai aussi envie de dire au président de la République qu'il y a trois semaines, il nous a privatisé le salon de l'agriculture avec 4.000 CRS en disant qu'il serait au rendez-vous et ce n'est pas le cas. C'est intolérable. Et c'est là où on sent que l'on est complètement pris pour des merdes", a ajouté l’agriculteur de Haute-Garonne.

En réponse à la colère des agriculteurs, le gouvernement avait fait plusieurs annonces. Des aides fiscales supplémentaires pour les éleveurs et un versement avant mi-mars des aides européennes de la PAC avaient notamment été promis fin janvier lors du discours de politique générale du Premier ministre, Gabriel Attal.