Censure de l'interdiction administrative de manifester : "Cela va nous handicaper", regrette un syndicat de police

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L'interdiction administrative de manifester, article phare de la loi anticasseurs, a été censurée jeudi par le Conseil constitutionnel. "Cela va nous handicaper pour les manifestations à venir", déplore vendredi sur Europe 1 le secrétaire général du syndicat de police Synergie officiers.
RÉACTION

Alors que les "gilets jaunes" en seront à leur "acte 21" samedi, le Conseil constitutionnel a censuré jeudi l'article phare et le plus contesté de la loi anticasseurs, votée le mois dernier. Si l'essentiel de la loi a été validé, l'article qui aurait permis aux préfets d'interdire de manifestation toute personne présentant une "menace d'une particulière gravité pour l'ordre public" a été rejeté.

Pour Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat de police Synergie officiers, c'est un bien mauvais signal face au phénomène des casseurs. "On a un certain nombre de gens dont on sait qu'il sont dangereux, dont on sait qu'ils sont susceptibles de participer à de la casse. Ces gens-là, on aurait pu leur interdire de manifester uniquement sur des périodes qui sont circonscrites aux jours de rassemblement des 'gilets jaunes'", réagit-il sur Europe 1.

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"Cela va nous handicaper." Ne pas pouvoir bénéficier de cet outil législatif "est un gros problème pour nous", ajoute-t-il. "Cela va nous handicaper pour les manifestations à venir." Patrice Ribeiro fait notamment part de ses craintes concernant le rassemblement du samedi 20 avril, pour lequel "on sait que les black blocs de toute l'Europe se donnent rendez-vous à Paris".

"Pour nous, c'est une mauvaise décision et il y a beaucoup de gens qui vont s'engouffrer dans cette faille et qui vont en profiter pour casser, pour blesser des policiers, pour blesser des gens, pour mettre le feu à des édifices publics. On a un véritable problème d'inadaptation de la loi par rapport à la réalité qui est vécue", résume-t-il finalement.