Ce que l'on sait de l'incendie qui a touché la cathédrale de Nantes

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Les pompiers combattent l'incendie de la cathédrale de Nantes, samedi 18 juillet. 3:20
Les pompiers combattent l'incendie de la cathédrale de Nantes, samedi 18 juillet. © Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
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L'incendie qui s'est déclaré samedi matin dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul a suscité l'émoi à Nantes et dans le reste de la France. Le feu a pu être rapidement maîtrisé mais les dégâts sont conséquents. Constatant trois départs de feu, le procureur de la République a annoncé qu'une enquête était ouverte pour "incendie volontaire". 

Un peu plus d'un an après l'incendie de Notre-Dame de Paris, le patrimoine français est à nouveau touché. Mais cette fois, l'incendie survenu samedi matin dans la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul pourrait être volontaire : une enquête a été ouverte pas le procureur de la République de la ville. Europe 1 vous résume les informations essentielles de la journée.

Les pompiers alertés par les riverains

L’incendie se serait déclaré à l’intérieur de l’édifice aux alentours de 7h30. Des passants ayant aperçu des flammes derrière la rosace de la cathédrale ont alerté les pompiers à 7h45 et ces derniers sont immédiatement intervenus.

La centaine de soldats du feu mobilisée a rapidement maîtrisé l'incendie. Lors d’un point presse à 10 heures, le directeur départemental des pompiers, le général Laurent Ferlay, a indiqué que le feu était "circonscrit".

Des dégâts importants

Toujours selon Laurent Ferlay, les dégâts se sont concentrés sur le grand orgue de la cathédrale "qui semble être entièrement détruit". "La plateforme sur laquelle il se situe est très instable et menace de s'effondrer", a-t-il ajouté.

Si cet incendie n’est pas aussi important que celui de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le conservateur des antiquités et objets d'art de Loire-Atlantique, Laurent Delpire, a communiqué une longue liste des éléments touchés par le sinistre. En plus de l’orgue et du buffet d’orgue, un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle, une partie des stalles du cœur et les vitraux de la façade ont été endommagés.

Une enquête ouverte pour "incendie volontaire"

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "incendie volontaire" en précisant que "trois points de feu distincts" ont été relevés. La police judiciaire a été saisie et un expert incendie du laboratoire de police technique et scientifique de Paris est attendu à Nantes pour examiner le site ainsi que l'installation électrique de la cathédrale.

Les premières constations réalisées n'ont pas permis de trouver de traces d'effraction, a affirmé samedi Pierre Sennès. Les trois points de départ de feu ont été constatés dans la cathédrale "à une distance conséquente les uns des autres", a-t-il ajouté. Au micro d'Europe 1, il avait précisé plus tôt dans la journée que ces départs de feu avaient été repérés "au premier étage au niveau du grand orgue", "à gauche" et "à droite" de l'autel.

Le Premier ministre s'est rendu sur place

Le Premier ministre, Jean Castex, s'est rendu sur les lieux de l'incendie samedi après-midi, accompagné du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. "Je voulais manifester à l’endroit des Nantaises et des Nantais et de la communauté catholique de cette ville la solidarité de la nation au moment où ce drame frappe cette grande ville de Nantes. Place désormais d’une part à l’enquête. Place ensuite à la reconstruction, que je souhaite la plus rapide possible. Et à laquelle l’Etat prendra toute sa part", a déclaré Jean Castex. 

La maire de Nantes, Johanna Rolland (PS), a fait part de sa tristesse après avoir eu accès à l’intérieur de l’édifice. 

"Ce qui domine, c'est l'émotion et la tristesse pour les catholiques nantais, car c'est un lieu emblématique. Mais au-delà pour toutes les Nantaises et les Nantais, c'est une part de notre histoire et de notre patrimoine", a-t-elle déclaré.