Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Ce n’est pas parce qu’on n’est pas écouté qu’on doit laisser brûler notre territoire», affirme le président des Jeunes agriculteurs de la Gironde

Le responsable agricole a également salué la solidarité venue de toute la Nouvelle-Aquitaine. [Europe 1]

Tracteurs, citernes et matériel d’irrigation, les agriculteurs ont décidé de mettre leurs moyens au service des soldats du feu alors que l'incendie en Gironde progresse. "Ce n’est pas parce qu’on n’est pas écouté qu’on doit laisser brûler notre territoire", affirme Théo Hernandez, le président des Jeunes agriculteurs de la Gironde au micro de l'émission "Eliot Deval et vous".

Les agriculteurs partent au front. Face aux incendies qui touchent la Gironde, les agriculteurs se mobilisent aux côtés des pompiers pour les aider dans leur lutte contre les flammes. Invité sur Europe 1 dans l’émission Eliot Deval et vous, le président des Jeunes Agriculteurs de Gironde a expliqué l’importance de cette solidarité sur le terrain.

"On est venu sur les feux pour épauler les pompiers, leur apporter de l’eau au plus près", a-t-il témoigné. Les agriculteurs assurent notamment le pompage et l’acheminement de l’eau afin de permettre aux soldats du feu de ravitailler leurs camions rapidement et de gagner en efficacité.

Les agriculteurs en renfort 

La mobilisation est importante : les Jeunes Agriculteurs disposent d’une capacité de transport de 300 m³ d’eau sur site. Certains assurent le ravitaillement en bord de piste, tandis que d’autres réalisent des opérations de mouillage pour créer des zones humides et limiter la progression des incendies.

Le responsable agricole a également salué la solidarité venue de toute la Nouvelle-Aquitaine ainsi que l’engagement des bénévoles et des communes qui accueillent les équipes mobilisées pour leur permettre de se reposer.

"Ce n’est pas parce qu’on n’est pas forcément écouté par le gouvernement qu’on doit laisser brûler notre territoire et laisser nos soldats du feu dans la galère", a-t-il déclaré, rappelant que face à l’urgence, la priorité reste la protection des habitants et des paysages et pointant du doigt les responsables politiques.