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Carburants : «On roule énormément, mais nous n'avons pas d'aide venant de l'État», alerte Virginie, infirmière en Nouvelle-Aquitaine

Virginie, infirmière en Nouvelle-Aquitaine, est intervenue dans l'émission "Eliot Deval et vous", ce dimanche 20 septembre. [Europe 1]

Alors que les prix du carburant ne cessent d'augmenter en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le gouvernement a mis en place un dispositif "gros rouleur" pour aider les personnes en difficulté. Toutefois, tous les travailleurs n'y ont pas droit, comme le confirme Virginie, infirmière en Nouvelle-Aquitaine, intervenue dans "Eliot Deval et vous".

"Je vous appelle entre deux patients". Infirmière en Nouvelle-Aquitaine, Virginie a appelé l'émission Eliot Deval et vous, ce dimanche 20 septembre, pour intervenir sur la thématique des carburants. Ce matin, le prix moyen du litre de gazole a atteint un nouveau record, à 2,41 euros. Et malgré le dispositif "gros rouleur", certaines professions se sentent lésés.

"C'est compliqué de manifester, surtout dans le secteur libéral"

"Je travaille matin, soir, c'est un mon septième jour d'affilée. J'ai fait le plein lundi à 2,11 euros et ce dimanche, il est à 2,18 euros à ma station. Ça grimpe et puis nous, on roule énormément, mais nous n'avons pas d'aide venant de l'État. De toute façon, il n'y a pas de sou, c'est ce qu'ils disent", a-t-elle déploré.

Elle assure qu'elle ne touche pas ce dispositif "gros rouleur" car l'allocation est aussi "liée à nos ressources". "Moi, je ne fais quasiment plus le plein. Je mets 60 ou 70 euros alors que pour remplir le réservoir, c'est plus de 100 euros", témoigne-t-elle également.

Virginie s'interroge également : "que nous reste-t-il à part manifester ?". "Nous ne sommes pas bien représentés non plus. Je suis content que nos amis pêcheurs aient obtenu quelque chose, mais ils ont manifesté. Nous, c'est compliqué, surtout dans le secteur libéral. Nous n'avons pas de remplaçante, on s'auto-remplace pendant les vacances", a-t-elle conclu.