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Carburant : les automobilistes s’adaptent face à des prix encore élevés

Tous les automobilistes voient leur budget amputé depuis des semaines. [Hans Lucas / AFP]

La détente au Moyen-Orient redonne un peu d’espoir aux automobilistes, avec une possible baisse des prix du carburant. En attendant, les Français adaptent leurs habitudes face à un budget toujours sous pression, faute de mesures générales immédiates.

Cette désescalade au Moyen-Orient provoque un regain d’optimisme chez les automobilistes. La chute des cours du pétrole annonce peut-être enfin une baisse prochaine des prix à la pompe.

En attendant une bonne nouvelle, le Premier ministre promet un nouveau paquet d’aides pour les secteurs les plus touchés par la crise énergétique au mois de mai. Mais toujours pas de mesure générale : pourtant, tous les automobilistes voient leur budget amputé depuis des semaines. Certains sont même contraints de changer leurs habitudes.

"C’est une vraie contrainte aujourd’hui"

En train de faire le plein de sa voiture, Gérard reconnaît qu’avant de prendre le volant, il réfléchit à deux fois et planifie ses trajets. "On essaye de cumuler plusieurs déplacements au même endroit pour éviter de trop dépenser. C’est une vraie contrainte aujourd’hui", déplore-t-il.

Pas question de remplir le réservoir comme avant, quitte à revoir certaines habitudes. C’est le cas de Quentin et de Pablo. "Déjà, lorsque je me sers, je me sers en moindre quantité. Les trajets que je faisais parfois par confort, désormais, je vais les faire plus à pied ou essayer de mieux les regrouper", explique le premier.

"Moi, par exemple, j’utilise souvent la voiture pour aller en forêt, promener mon chien en dehors de Bordeaux. En ce moment, je ne l’utilise plus pour ça : je vais dans des parcs. Comme ça, je peux y aller en transport en commun", précise Pablo.

"On part moins loin en week-end"

Et même si un grand soleil donne envie de partir en week-end, Maéva calcule d’abord le coût du déplacement. "Là, on part moins loin en week-end. Par exemple, on va vers Soulac-sur-Mer. Avant, on serait partis dans les Landes ou dans le Pays basque. On se limite au niveau du budget. Et encore, là, on est à 1,91 €, mais ça monte à plus de 2 € à Bordeaux", raconte la Bordelaise.

Des conducteurs qui notent certes de légères baisses des tarifs à la pompe, mais insuffisantes à leurs yeux pour rouler sans se poser de questions.