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Canicule : pourquoi les moustiques ont (temporairement) disparu de notre début d’été ?

Avec les fortes chaleurs, on s'attendait à une invasion. Pourtant, les moustiques se font étonnamment discrets depuis quelques jours. Un répit que l'on doit paradoxalement à la canicule, qui s'avère mortelle pour l'insecte. [Sylvain THOMAS / AFP]

Avec les fortes chaleurs, on s'attendait à une invasion. Pourtant, les moustiques se font étonnamment discrets depuis quelques jours. Un répit que l'on doit paradoxalement à la canicule, qui s'avère mortelle pour l'insecte. Mais attention, le retour des piqûres est imminent.

C'est le grand paradoxe de ce début d'été. Alors que les fenêtres restent grandes ouvertes pour tenter de rafraîchir les habitations, les moustiques, eux, brillent par leur absence. Si ces insectes aiment la chaleur, les températures extrêmes de ces derniers jours ont fini par briser leur cycle de vie. Au-delà d'un certain seuil, le climat devient tout simplement mortel pour eux.

Une hécatombe causée par la sécheresse

Les moustiques sont en réalité les premières victimes du thermomètre. "S'il commence à voler avec des températures entre 35 et 42 degrés, il va vite se déshydrater et mourir", explique Christophe Puype, gérant de la société Bio Nuisible.

À ce coup de chaud fatal s'ajoute le manque cruel d'eau. "Toutes les eaux stagnantes nécessaires aux éclosions ont complètement séché avec ces fortes chaleurs. Nous n'avons plus du tout de zones larvaires en stock", précise le spécialiste. 

Face à cette situation, une grande partie des moustiques communs n'a pas survécu. Les rescapés, eux, ont déserté nos jardins pour se réfugier à l'abri, dans des endroits frais et humides comme les caves, les buissons ou les salles de bains.

La menace invisible du moustique tigre

Il ne faut pas pour autant crier victoire trop vite. Une espèce en particulier tire son épingle du jeu : le moustique tigre. Contrairement aux autres, ses œufs affichent une résistance hors norme à la sécheresse. Ils peuvent attendre des semaines, collés aux parois d'un récipient vide, sans dépérir.

Pour nous, ce répit n'est donc que de très courte durée. Il suffira d'une baisse des températures et de l'arrivée des premières gouttes de pluie pour que la machine se relance. Une fois les œufs immergés, les larves écloront en masse. Dès le retour de l'humidité, ces insectes feront leur grand retour à la tombée de la nuit.