Les pompiers sont sur le qui-vive pour détecter tout départ de feu avec cette deuxième vague de canicule. Avant leur grand déploiement dans les massifs à risques dès début juillet, les sapeurs-pompiers revoient leurs gammes avec des entraînements, notamment dans les Bouches-du-Rhône, avec les hélicoptères bombardiers d'eau.
Face au risque d'incendie dans le département des Bouches-du-Rhône, les pompiers sont prêts à agir. Nom de code de l'opération : "Morane". Trois hélicoptères des pompiers, équipés d'un panier, répartis stratégiquement et pouvant intervenir au plus vite sur n'importe quel départ de feu.
"On est autour de 800 kg à une tonne d'eau de capacité par appareil. Ces hélicoptères bombardiers d'eau légers, c'est en quelque sorte le premier seau d'eau dans la lutte, qui va ensuite se retirer quand le feu va prendre trop d'ampleur pour laisser la place aux moyens aériens" explique le chef de corps des sapeurs-pompiers Jean-Luc Beccari.
La sécheresse des végétaux s'accentue
Au sol, les pompiers disposent également de 18 véhicules d'attaque des incendies d'une capacité de 13.000 litres d'eau chacun. Avec un risque d'incendie majeur, il n'est plus nécessaire de sortir et dérouler les tuyaux, les grands moyens sont employés. Les camions des sapeurs-pompiers sont équipés de puissants canons, permettant une intervention plus rapide et efficace.
"Je ne suis pas inquiet, je suis mobilisé. On assiste effectivement, avec ces températures, à une accélération du dessèchement de la végétation superficielle. On va avoir une semaine qui va peut-être faire basculer la végétation dans une sécheresse plus forte. Preuve en est, les départs de feu que l'on commence à voir sont symptomatiques : ils viennent du bord des routes" détaille Jean-Luc Beccari.
Avec une canicule touchant l'intégralité du pays, le sud n'est plus le seul concerné par ces risques. Les pompiers des Bouches-du-Rhône ont ainsi formé leurs homologues du Finistère, qui, eux aussi, s'équipent en conséquence.