Avec la flambée des prix des carburants, les Français se serrent la ceinture, même en vacances. Pour beaucoup, c'est à la maison ou pas trop loin. Bison Futé ne prévoit de rouge nulle part, tout au plus de l'orange dans le sens des retours vers le sud-est. Une déconvenue pour les professionnels du tourisme, notamment en Bretagne, qui voient leurs réservations chuter par rapport aux années précédentes.
La hausse du prix des carburants impacte tout le monde, y compris les professionnels du tourisme. Les routes sont vides, les réservations sont en berne, ravivant les craintes pour la saison à venir, comme dans le camping de Port Blanc à Dinard en Bretagne.
"On n'a pas le choix, on doit s'adapter"
"Là, normalement, les gens se battent pour avoir une place." Au volant de sa voiturette, Coralie Chauveau fait visiter un camping presque désolant. "Vide, vide, il y a vraiment toutes les conditions pourtant, il fait beau", se désole-t-elle.
Même constat pour son adjoint, Arnaud Darène, pour qui il n'y a pas assez de monde dans ce paradis pour vacancier les pieds dans l'eau. "D'habitude, c'est un petit peu compliqué quand il faut tondre parce que justement, les gens sont sur les parcelles et là au contraire, on a plein de parcelles qui sont libres", explique-t-il au micro d'Europe 1.
Alors la gérante va brader ses nuitées. "Là typiquement, on a des lodges que l'on peut proposer à 59 euros. Mais on n'a pas le choix, on doit s'adapter, tirer notre épingle du jeu pour espérer remplir".
"On peut profiter sans aller trop loin"
Des lodges avec 50% de ristourne, car il en va de la saison du camping et de ses 17 salariés. Un calcul tout aussi drastique pour les rares vacanciers arrivés jusqu'ici en camping-car. "On vient de Normandie, donc c'est pas si loin que ça. On peut profiter sans aller trop loin. Avec ce prix-là, c'est vrai que mon camping-car commence à chiffrer."
L'été prochain, c'est décidé, ce Normand et sa femme n'iront pas dans le sud de la France, une destination trop chère en carburant.