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Blocus des lycées : nouvelle journée de violence à Toulouse

Au milieu des affrontements, un chauffeur de bus s'est retrouvé cerné sans pouvoir avancer. [Frédéric Scheiber / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Devant le lycée Raymond-Naves, au centre de Toulouse, la matinée de ce lundi a été marquée par un blocus et des affrontements entre lycéens et forces de l'ordre. Europe 1 s'est rendue sur place pour constater les débordements.

Un blocus des lycées qui perdure : plus de 5.000 individus ont été placés en garde à vue depuis le début de la mobilisation. Devant le lycée Raymond-Naves du centre-ville toulousain, la police était présente en nombre ce lundi matin. Face à eux, plusieurs jeunes étaient présents équipés de masques chirurgicaux, tentant de jeter des projectiles et d'incendier du mobilier urbain. 

De son côté, un riverain a essayé de les ramener à la raison en les empêchant de faire exploser une poubelle. "Certains ont mis le feu à la poubelle, ils ont voulu mettre un déodorant dedans, on est allé l'éteindre. Le déodorant avec le feu, tout le monde sait qu'avec la chaleur il va exploser", a-t-il raconté au micro d'Europe 1.

Des revendications éloignées du mouvement

Au milieu des affrontements, un chauffeur de bus s'est retrouvé cerné sans pouvoir avancer : "Ça chahute et je suis tout seul avec des clients. C'est assez délicat."

Parmi les lycéens, se sont invités des éléments dangereux aux revendications très éloignées du mouvement. "Tout ce qui se passe à Gaza, personne n'en parle. Oui, on peut s'énerver, mais c'est normal. Le feu, c'est pour faire parler un peu plus", a expliqué ce jeune homme.

Des profils aux méthodes radicales qui devraient être présents, ce mardi, pour ce qui est présenté comme "l'acte III" de la mobilisation.