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Blocus des lycées : la crainte d’une nouvelle journée de violences en marge des manifestations

[Estelle Ruiz / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les blocus des lycées prennent une nouvelle ampleur. Ce mardi, les lycéens sont invités à manifester non plus devant leurs établissements mais à travers de nombreux cortèges organisés dans plusieurs villes de France. Mais les policiers craignent surtout l'arrivée de black blocs, particulièrement déterminés.

C'est un mardi de tous les dangers. Les syndicats de lycéens appellent à une grande mobilisation. Rendez-vous a été donné ce mardi à 14h Place de la République à Paris. Ces derniers seront rejoints par les professeurs, mais aussi par des partis politiques, à l'instar de La France insoumise qui considère cette journée comme un "point de départ" jusqu’à une mobilisation générale le 17 octobre prochain.

Du côté des forces de l'ordre, on craint une journée particulièrement violente. Dans les rangs des manifestants, des casseurs sont attendus. Des individus munis d'armes artisanales, d'engins incendiaires, de bouteilles d’acide ou encore de mortiers d’artifice.

Depuis une semaine, policiers et gendarmes sont la cible de projectiles confectionnés pour blesser, voire tuer. Un mélange entre l’arsenal retrouvé habituellement lors des émeutes dans les banlieues et les modes opératoires des black blocs en marge des cortèges syndicaux.

Les policiers, cibles de vols

Ce lundi à Paris, deux émeutiers ont été interpellés en train de préparer des cocktails molotov à proximité d’un lycée. Et les forces de l’ordre font face aussi à un nouveau phénomène : celui des vols de matériels policiers, brandis ensuite comme des trophées de guerre.

Les casseurs se lancent des défis sur les réseaux sociaux. À Bayonne, dans la mêlée, un policier s’est fait subtiliser une de ses grenades de désencerclement. "On sent que les émeutiers sont en train de se professionnaliser", note un policier engagé sur le terrain, à la fois pour contourner les dispositifs de sécurité mais aussi pour échapper aux interpellations, une fois les exactions commises.