Alors que plusieurs incidents ont émaillé les mobilisations lycéennes ces dernières semaines, Nicolas Bonnet, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, affirme que les auteurs des agressions visant les personnels de l'Éducation nationale ne sont, selon lui, pas issus des établissements concernés. Dans Europe 1 bonjour, il évoque des jeunes extérieurs aux lycées et alerte sur le risque d'une aggravation des violences.
Pour les chefs d'établissement, la priorité est d'éviter une nouvelle escalade. Invité d'Europe 1 bonjour, Nicolas Bonnet explique que la principale inquiétude est de voir la situation se dégrader davantage après plusieurs semaines de tensions sur le front des blocages lycéens. "La crainte que nous avons tous, c'est que cela dérape encore un peu plus et qu'un de nos collègues soit encore plus gravement blessé, voire au-delà", explique-t-il au micro d'Alexis de la Fléchère. Le proviseur décrit également des équipes éprouvées par la succession des incidents et des mobilisations.
"Un des derniers symboles de la République dans certains quartiers"
Le responsable syndical insiste surtout sur le profil de ceux qui s'en prennent aux personnels de l'Éducation nationale. "Dans la très très grande majorité des cas, ce sont des jeunes qui ne sont pas des lycéens de nos établissements qui agressent les personnels de l'éducation nationale", affirme-t-il.
Selon Nicolas Bonnet, les chefs d'établissement sont parfois visés parce qu'ils incarnent une autorité institutionnelle. Il estime qu'ils représentent "un symbole" et même "un des derniers symboles de la République dans certains quartiers". Il ajoute également que les individus visibles dans certaines vidéos diffusées sur les réseaux sociaux constitueraient une "toute petite minorité" et évoque la possibilité de jeunes ayant quitté le système scolaire. Face à cette situation, il appelle à une désescalade rapide afin d'éviter de nouveaux drames.