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Blocus des lycées : «Il y a un sentiment de bordélisation et d’instrumentalisation de ce mouvement», estime cette principale

[Louis de Ducla / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Invitée d'Europe 1 matin, Fatiha Agag-Boudjahlat, principale adjointe de collège dans le Rhône, a évoqué les tensions observées autour des blocus lycéens. Elle estime que certaines mobilisations sont perturbées par des personnes extérieures aux établissements et déplore les violences constatées dans plusieurs villes.

Près de son établissement, Fatiha Agag-Boudjahlat explique qu'une tentative de blocage a eu lieu vendredi dernier dans le cadre de la mobilisation des lycéens. La principale adjointe d'un établissement du Rhône insiste toutefois sur la présence des équipes éducatives sur le terrain et salue l'engagement des personnels chargés d'assurer la sécurité des élèves et des établissements.

Des violences qui dépassent le cadre scolaire

Au micro de Dimitri Pavlenko, la responsable décrit également une situation plus tendue dans d'autres communes. Elle évoque notamment des difficultés à Villefranche-sur-Saône, où des lycées ont été confrontés à des perturbations lors des tentatives de reprise des cours. "Il y a des tirs de mortier, il y a eu énormément de dégâts matériels", affirme-t-elle. Selon elle, certains jeunes impliqués dans ces incidents ne fréquenteraient pas les établissements concernés. C'est dans ce contexte qu'elle dit percevoir "un sentiment de bordélisation et d'instrumentalisation de ce mouvement". Une déclaration qui traduit son inquiétude face à des actions qu'elle juge éloignées des revendications initialement portées par les lycéens.