Plusieurs établissements ont été saccagés ou incendiés depuis le début du mouvement lycéen. À Lyon, le lycée Édouard-Herriot a été visé par des tirs de mortiers d’artifice. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, s’est rendu sur place ce vendredi.
Des dizaines d’établissements ont été saccagés, dégradés ou incendiés depuis le début du mouvement lycéen. Les dégâts sont considérables et les réparations doivent être prises en charge par les régions. En Auvergne-Rhône-Alpes, la facture est déjà estimée entre 25 et 30 millions d’euros, entre les dégradations dans les lycées et celles commises dans l’espace public.
À Lyon, le lycée Édouard-Herriot a été particulièrement touché. Jeudi matin, plusieurs mortiers d’artifice ont été projetés depuis la rue en direction de l’établissement. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, s’est rendu sur place ce vendredi afin de constater l’étendue des dégâts et d’apporter son soutien aux équipes éducatives.
"Les dégâts, là, ils ne sont pas matériels, ils sont humains"
Le proviseur du lycée, Damien Coursodon, était présent au moment des faits. À l’intérieur du hall, plusieurs personnes s’étaient abritées, dont deux personnels de direction, un agent de la région et un parent d’élève. "Les dégâts, là, ils ne sont pas matériels, ils sont humains", témoigne le proviseur. "Imaginez que vous êtes au cœur d’un bouquet de feux d’artifice, mais vous êtes dans le bouquet de feux d’artifice. C’est extrêmement bref, extrêmement violent et extrêmement bruyant", raconte-t-il.
Après les tirs de mortiers, les élèves présents dans l’établissement ont été confinés, puis évacués. Les cours se poursuivent désormais à distance. Le proviseur espère toutefois un retour en classe le plus rapidement possible, tout en rappelant que l’événement a profondément marqué les personnels et les élèves.
"Les casseurs doivent être appelés en responsabilité"
Sur place, Fabrice Pannekoucke a dénoncé des violences inacceptables et a insisté sur la nécessité de retrouver les auteurs. Pour le président de région, il n’est pas question que la facture soit simplement supportée par les contribuables. "Nous ne pouvons pas accepter que le contribuable soit in fine appelé au paiement des dégâts que nous avons constatés", affirme-t-il.
"C’est pour ça qu’il faut que nous soyons fermes et déterminés sur le fait que les casseurs doivent être appelés en responsabilité", ajoute le président de la région. Alors que le mouvement lycéen se poursuit dans plusieurs villes, les autorités veulent désormais distinguer les revendications des élèves des violences commises en marge des blocages.