Face aux dégradations qui ont touché plusieurs lycées, Fabrice Pannekoucke, président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, estime que les responsables doivent assumer les conséquences financières de leurs actes. Sur Europe 1, il soutient également le principe de sanctions visant les bénéficiaires des dispositifs régionaux lorsqu'ils sont impliqués dans ces affaires.
Alors que le gouvernement réfléchit à renforcer le principe du "casseur-payeur", Fabrice Pannekoucke affiche son soutien à cette orientation alors que le mouvement de contestation des lycéens s'est transformé par endroits en véritables violences urbaines. "Ceux qui cassent doivent être ceux qui paient. Ceux qui cassent doivent être identifiés", explique-t-il, en appelant à engager rapidement des procédures contre les auteurs des dégradations commises dans les lycées. Pour le président de région, "ça n'est pas aux contribuables" ni "aux citoyens" de financer les dégâts. Il annonce ainsi un dépôt de plainte à chaque fois que cela sera nécessaire et affirme que sa collectivité mobilise l'ensemble des moyens disponibles pour retrouver les responsables.
Interrogé sur les pistes envisagées par l'exécutif pour faire contribuer financièrement les personnes impliquées dans des attroupements violents, Fabrice Pannekoucke estime que cette logique relève du "bon sens". Il défend également des sanctions administratives pour les élèves reconnus responsables. Selon lui, les bénéficiaires des aides et dispositifs régionaux, comme le Pass Région ou certaines facilités accordées par la collectivité, doivent savoir que ces avantages pourront leur être retirés. "On ne peut pas demander et casser, recevoir et casser, ce n'est pas possible", affirme-t-il.