Depuis le début de la mobilisation lycéenne, La France insoumise est accusée d'utiliser les élèves pour attiser la violence dans la société. Invitée de "L'Heure de Pros", la journaliste au JDD Aziliz Le Corre dit "rêver de voir des députés de la droite et du centre" aller voir des lycéens.
La mobilisation lycéenne ne faiblit pas. Après un acte III de grande ampleur partout en France mardi, lycéens et étudiants poursuivent, ce mercredi 7 octobre, le blocage de plusieurs centaines d'établissements. Derrière cet acte militant, les services de renseignement pointent l'influence de l'extrême gauche et, notamment, La France insoumise, dont plusieurs élus se sont rendus aux côtés des lycéens, dans la rue.
"On verrait que les revendications sont minces"
Invitée de L'Heure des Pros, la journaliste au JDD, Aziliz Le Corre, reproche aux députés de la droite et du centre de ne pas aller assez au contact des manifestants.
"On se souvient de François-Xavier Bellamy, pendant la campagne des élections européennes, qui était allé voir les étudiants qui bloquaient Sciences Po. Non pas pour les exciter, mais pour leur dire : 'quelles sont vos revendications ?' et débattre avec eux. Ils n'avaient aucun argument", rappelle-t-elle.
Par la suite, elle exprime son envie de voir des députés, de "la droite à la macronie", se confronter aux élèves. "On entrerait en discussion avec eux, là on verrait en fait que les revendications sont minces, qu'il n'y aurait pas grand-chose et je pense que ce serait un véritable exercice de démocratie", a-t-elle défendu.