Face aux violences qui entourent plusieurs établissements scolaires, Bruno Bobkiewicz alerte sur les conséquences pour les personnels de direction. Le secrétaire général du SNPDEN affirme que certains chefs d'établissement ont été menacés jusque dans leur logement de fonction et estime qu'un accompagnement psychologique est désormais nécessaire.
Selon Bruno Bobkiewicz, les violences observées depuis plusieurs semaines en marge des manifestations lycéennes ont profondément marqué les personnels de direction dont il est un représentant syndical. "La profession est sous choc", affirme-t-il dans Europe 1 matin, en expliquant n'avoir "jamais connu un tel niveau de violence". Le responsable syndical évoque des chefs d'établissement et des adjoints "frappés, blessés, directement visés, menacés", dans un contexte qu'il juge inédit pour la profession.
Le secrétaire général du SNPDEN rapporte également que certains personnels ont reçu des appels anonymes les menaçant personnellement. Il explique que plusieurs collègues vivent au sein même de leur établissement, dans des logements de fonction, ce qui accentue leur inquiétude. Face à cette situation, le syndicat a demandé "un accompagnement psychologique sérieux" pour les personnels concernés. Bruno Bobkiewicz estime par ailleurs qu'il est "probable que certains démissionnent", jugeant ces conditions de travail et de vie difficiles à accepter.