Alors que le blocus des lycées s'est poursuivi ce lundi, le ministère de la Justice a annoncé que plus de 5.000 individus avaient été placés en garde à vue depuis le début de la mobilisation, où la violence ne cesse de grimper. Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux.
Un rôle majeur. Ce lundi, le ministère de la Justice a annoncé que plus de 5.000 individus avaient été placés en garde à vue depuis le début de la mobilisation lycéenne. Un chiffre dû à la violence ne cesse de grimper, notamment sur les réseaux sociaux.
Une même proportion sans les réseaux ?
Des poubelles en feu, des voitures de police caillassées... Nombreuses sont les vidéos de ce type relayées par des comptes sur les réseaux sociaux, avec à chaque fois sur ces images des messages écrits se félicitant de ces débordements. "Faut que ça pète", "ça allume les keufs", peut-on lire.
Leur ligne est claire : "Venez pas sur les blocus si c'est pour pacifier notre colère légitime. Arrêtez de distinguer lycéens et casseurs. On est tous ensemble et on leur fait peur parce qu'on est incontrôlable."
D'autres profitent de la situation pour appeler à la casse, comme aux abords d'un lycée à Compiègne. "Blocus, blocus, blocus, on coupe tout ! À combien de likes tu brûles une voiture ?", dit ce casseur.
Sur TikTok, certains lycéens présentent ces dégradations comme la seule manière de faire entendre leurs revendications. "Le fait de mettre le feu ou d'user de la violence, ça a été extrêmement utile, notamment lors de la Révolution française. Sans ça, il y aurait beaucoup moins de droits de l'homme en France. Bref, ce serait un bordel absolu", justifie cette jeune femme.
Ainsi, les plateformes incitent les adolescents à la violence. "Sans les réseaux sociaux, ces mouvements n'auraient pas la même proportion", analyse le hacker éthique Clément Domingo.
"Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'un réseau social se nourrit de contenus dont on va l'abreuver. De plus en plus de jeunes qui, jusqu'à présent, ne publiaient pas ce type de contenu se laissent porter", poursuit-il. Un contenu qui échappe à tout contrôle et qui obéit à la seule loi de l'algorithme.