Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Acte IV» de la mobilisation lycéenne : débordements, présence de casseurs... Ce que redoute le renseignement

Le 8 octobre dernier. [Rémi Bremond / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Les lycéens doivent de nouveau manifester partout en France ce mardi 13 octobre, au cours d'un "acte IV" redouté par les autorités. Plusieurs centaines d’établissements scolaires devraient ainsi être bloqués, selon le renseignement territorial, et avec de nouveau des risques de débordements.

"Acte IV" : une nouvelle journée de mobilisation des lycéens est prévue ce mardi 13 octobre partout en France, malgré les dernières annonces du gouvernement. Des dizaines de milliers d’élèves et d’étudiants sont appelés à descendre dans la rue, tout comme les personnels de l’Education nationale, eux aussi appelés à se mobiliser pour réclamer de meilleures conditions de travail dans les lycées.

Des débordements redoutés dès le début de matinée

Comme la semaine passée, plusieurs centaines d’établissements scolaires devraient ainsi être bloqués, selon le renseignement territorial. Les autorités redoutent, une fois encore, de nombreuses violences. Des débordements dès le matin très tôt devant les lycées sont anticipés, malgré une présence policière renforcée.

Des violences dans les cortèges, notamment à Paris, sont également à craindre. Le préfet de police Patrice Faure redoute la venue de centaines de casseurs. "On craint les black blocs, les fauteurs de troubles qui viennent perturber le bon déroulement de cette manifestation", souligne-t-il.

Avant d'exposer : "Vous avez une poignée, quelques centaines qui viennent perturber les choses et s’en prendre à tout le monde. Traditionnellement, c’était les policiers et les gendarmes, malheureusement, aujourd’hui, c’est aussi le monde enseignant qui est pris pour cible."

Incertitudes sur le parcours parisien

Pour le préfet de police, les forces de l’ordre seront une nouvelle fois visées. "Il y a une utilisation systématique des mortiers qui font des blessures extrêmement graves. D’abord sur celles et ceux qui les projettent parce que, très souvent, ils ne savent pas les utiliser donc ils se brûlent, et puis sur les policiers, les gendarmes et tout ce qui mobilier et immobilier", détaille-t-il.

À Paris, les lycéens appellent à marcher vers la résidence du Premier ministre. Selon les informations d’Europe 1, un parcours Hôtel de Ville-Matignon a été déposé en préfecture mais il devrait être interdit car jugé à risques. Un autre parcours dont l’arrivée serait aux Invalides est envisagé. Une arrivée à quelques pas de l’Assemblée nationale, où les débats sur le budget doivent d'ailleurs débuter ce mardi.