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Attentat raciste à Trappes : des milliers de personnes attendues vendredi lors d'un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie

Manifestation à Aubervilliers, le 25 octobre dernier, après l'attentat raciste de Trappes. [Djoudi Hamani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

L'auteur présumé de l'attaque raciste de Trappes (Yvelines), Kevin T., a été mis en examen par un juge antiterroriste, ce jeudi 29 octobre. La marche contre le racisme et l'islamophobie devrait rassembler plusieurs personnalités politiques de gauche, comme Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Glucksmann.

Une semaine après l'attentat dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, plusieurs milliers de personnes sont attendues vendredi à Trappes où se tiendra en fin d'après-midi un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie, a annoncé le maire Ali Rabeh à l'AFP. "La population de Trappes est très marquée par l'événement et a besoin de se rassembler", a souligné l'édile, qui dit s'attendre à ce que "plusieurs milliers" de personnes participent à ce rassemblement organisé par la mairie.

Il débutera à 18 heures, place des Merisiers, sous haute surveillance. "Un dispositif conséquent" ayant été prévu "pour sécuriser une ville qui a été traumatisée". Des figures politiques, principalement de gauche, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, sont également attendues.

Le suspect mis en examen par un juge antiterroriste

"Maintenant que le suspect a été mis en examen, que les faits sont qualifiés clairement par le parquet national antiterroriste (...), l'idée est de faire de ce moment un temps de recueillement, un temps de réconfort pour les familles des victimes, mais aussi de marquer le fait qu'il faut un sursaut dans notre pays", a expliqué Ali Rabeh.

Le suspect, Kévin T., a été mis en examen, ce jeudi, par un juge antiterroriste, après avoir reconnu, selon le procureur national antiterroriste, avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines et avoir choisi la ville de Trappes, à ses yeux "un repaire d'islamistes".

Le 23 octobre, à bord de sa voiture, il a abattu un Français noir de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, et a blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, à Trappes et à La Verrière, en banlieue parisienne.

Vendredi, un autre rassemblement se tiendra à quelques kilomètres de Trappes, à 16 heures, devant l'Hôtel de ville de La Verrière, où une fillette de 11 ans a notamment été grièvement blessée. Un "hommage national", présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, sera par ailleurs rendu prochainement.