Une semaine après l'attentat raciste de Trappes et de La Verrière, plusieurs personnalités politiques de gauche réclament des mesures contre les discours sur le "grand remplacement" et vont jusqu'à demander des sanctions contre certains médias, notamment CNews.
Des centaines de personnes se sont réunies dans les Yvelines, une semaine après l'attentat raciste de Trappes et de La Verrière. Des cérémonies d'hommage aux victimes ont été organisées ce vendredi dans les deux communes. Plusieurs personnalités politiques, principalement de gauche, étaient présentes.
Depuis cette attaque, qui a fait un mort et sept blessés, le maire de Trappes, Ali Rabeh, multiplie les interventions médiatiques pour réclamer, au nom de la lutte contre le racisme, une restriction de la liberté d'expression et de la liberté de la presse.
Criminaliser l'emploi de la liberté d'expression
Alors que 60 % des Français disent subir le "grand remplacement", selon un sondage Ifop, le maire de Trappes souhaite criminaliser l'emploi de cette théorie, au même titre que l'incitation à la haine.
"Alors, on ne peut pas interdire des idées, il ne le faut surtout pas. En revanche, on peut rendre illégale la parole de ceux qui considèrent qu'il y a un ennemi de l'intérieur et qui expliquent, en désignant toute une partie de la population, que ce sont des envahisseurs", a insisté Ali Rabeh au micro de France Inter.
Selon lui, ces discours nourrissent les passages à l'acte. Mais au-delà des partis politiques, la gauche s'en prend également aux médias. Le sénateur écologiste Yannick Jadot veut ainsi interdire CNews. "CNews qui continue à diffuser tranquillement. Il va quand même falloir, à un moment donné, réveiller l'Arcom. Première sanction : une heure d'interdiction de diffusion. Récidive : une journée. Et après, l'interdiction de CNews", réclame-t-il.
Mais CNews n'est pas le seul média à évoquer ces sujets. Dès 2003, le journal L'Humanité dénonçait déjà l'islamisme à Trappes, en évoquant notamment des femmes entièrement voilées. En 2016, France Inter consacrait également une enquête à la commune, qu'elle qualifiait de "bastion du djihadisme".