Attaque à la préfecture de police : Castaner reconnaît un "dysfonctionnement d'Etat" mais pas un "scandale d'Etat"

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© LUDOVIC MARIN / AFP
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Le ministre de l’Intérieur a reconnu lundi sur France Inter des défaillances, mais a refusé de reconnaitre une quelconque responsabilité et de démissionner, quatre jours après la tuerie à la préfecture de police de Paris.

La tuerie à la préfecture de police est révélatrice d'un "dysfonctionnement d'État" mais pas d'un "scandale d'État" comme l'affirme l'opposition, a estimé lundi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Rejetant une nouvelle fois les appels à sa démission, Christophe Castaner a également assuré sur France Inter qu'il ne cherchait pas à se "dédouaner" mais a estimé ne pas avoir fait "d'erreur ou de faux arbitrage" dans ce dossier. "Dans le dossier de l'auteur de l'attentat, il n'y avait aucune trace, aucun signalement", a-t-il répété.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs déploré lundi que la radicalisation de Mickaël Harpon, l'assaillant de la préfecture de police de Paris, n'ait pas donné lieu à des alertes "au bon niveau, au bon moment". Il a rappelé que le tueur avait justifié les attentats de Charlie Hebdo en 2015 au sein de son service sans faire l'objet d'un "signalement formel". Il a souhaité que chaque alerte fasse désormais l'objet d'un "signalement automatique".

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP