Ardennes : le patron de la DGSI locale mis en examen pour viol sur mineure

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Le directeur départemental de la sécurité intérieure des Ardennes a été mis en examen pour viol sur mineure et placé en détention provisoire, a confirmé mercredi le procureur de Reims. 

Le chef des services de renseignements des Ardennes est soupçonné de viol sur mineure, avait révélé mardi le quotidien L'Union - L'Ardennais. Le procureur de la République a confirmé mardi qu'il avait été mis en examen pour viol et incarcéré.

Les enquêteurs sont en allés de découverte en découverte dans ce dossier. À l'origine, il y a la plainte pour viol et agression sexuelle déposée en avril dernier par une jeune femme. Elle racontait que fin 2015, alors qu'elle était mineure, elle avait été agressée par ce policier du renseignement, chef de la sécurité intérieure dans les Ardennes, spécialiste de la radicalisation islamiste et de la lutte contre le départ de candidats au djihad. C'est d'ailleurs dans le cadre de ses fonctions qu'il a rencontré la plaignante.

Addiction à la pédopornographie

Quand les enquêteurs du service d'inspections de la DGSI l'ont placé en garde à vue, et ont saisi son téléphone et son ordinateur, ils ont découvert bien d'autres faits, qu'il a en partie avoués. "Il reconnaît une relation avec cette jeune fille qu'il qualifie même d'incestueuse, estimant qu'il la considérait comme sa fille. Il nie tout acte de pénétration, reconnaît des attouchements, indique qu'ils ont toujours été consentis, ce qui vient en contradiction avec un certain nombre d'éléments que nous avons au dossier", précise le procureur de Reims, Matthieu Bourrette. 

Le commandant a également reconnu "une véritable addiction pour la pédopornographie, avec des consultations compulsives, depuis quatre à cinq ans, de contenus pédopornographiques", selon le procureur. 

Des révélations stupéfiantes pour tous ceux qui connaissent ce commandant de police, marié et père de famille. Cet homme de 57 ans, à la personnalité complexe, se disait lui-même "spécialiste de la manipulation". L'enquête se poursuit pour savoir s'il a pu faire d'autres victimes.

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Margaux Leridon