Après les pillages du 17 octobre, Marseille se réveille dans le chaos

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Malgré les efforts des collectivités, le centre-ville de Marseille reste défiguré. [Thibaud MORITZ / AFP]

Au lendemain des violences du samedi 17 octobre, Marseille se réveille face à un centre-ville défiguré par les pillages et les dégradations. Alors que de nombreuses vitrines sont encore arrachées et que les tags recouvrent les murs, Benoît Payan s’interroge sur les moyens déployés pour faire face aux violences et demande des explications.

Un retour à la réalité difficile pour Marseille. Au lendemain des violences du samedi 17 octobre, Marseille se réveille dans le désarroi. Vitrines arrachées, murs couverts de tags et commerces dégradés, les scènes de chaos sont encore visibles ce matin dans le centre-ville. Laurent Nuñez est attendu en début d’après-midi à Marseille pour faire le point sur la situation. 

Selon les chiffres avancés par la préfecture, plus de 30.000 pilleurs auraient été présents dans les rues de la ville samedi. Une estimation contestée par le maire de Marseille, Benoît Payan, qui la juge "farfelue". Des policiers évoquent, de leur côté, un chiffre plus proche de 10.000 personnes. Un nombre qui reste considérable.

Laurent Nuñez attendu à Marseille

Au lendemain des événements, la question du dispositif de sécurité est au cœur des interrogations. Laurent Nuñez est attendu en début d’après-midi à Marseille, où il doit rencontrer la municipalité, des représentants de la chambre de commerce et des commerçants touchés par les violences.

Le maire Benoît Payan demande des comptes et s’interroge sur les ordres qui ont été donnés ainsi que sur le dimensionnement des forces de l’ordre. Au plus fort des violences, un peu plus de 800 membres des forces de l’ordre auraient dû faire face aux casseurs. Selon les informations rapportées, certains policiers auraient même manqué de munitions.

Samedi, les casseurs ont pris le contrôle du centre-ville, laissant derrière eux de nombreuses dégradations. Ce matin encore, les dégâts témoignent de l'ampleur des violences et du désarroi des commerçants comme des forces de l'ordre.

Malgré les efforts des collectivités, le centre-ville reste défiguré. Des vitrines arrachées sont encore visibles au sol et les murs sont couverts de tags hostiles à la police et à l’État, mais aussi au capitalisme et aux bourgeois.

Les commerçants doivent désormais faire face aux conséquences de cette journée de pillages et de destructions. Leur rencontre avec Laurent Nuñez doit permettre d’évoquer la situation et les dégâts subis.