Après l'arrestation d'Eric Drouet, "plus de pacifisme", préviennent certains "gilets jaunes" sur les réseaux sociaux

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"Il n'y a plus de pacifisme avec ce qui s'est passé hier soir", estime un utilisateur de Facebook sur le réseau social (photo d'illustration). © Sameer Al-Doumy / AFP
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Des posts évoquant un recours à la violence pour l'"acte 8" du mouvement, samedi, sont partagés sur les réseaux sociaux après l'arrestation d'Eric Drouet, l'une des figures des "gilets jaunes". 

"Faut taper fort, on arrête les marches de pingouin". Tels sont les messages que l'on peut lire sur les réseaux sociaux, jeudi, au lendemain de l'arrestation d'Eric Drouet, figure des "gilets jaunes" interpellé mardi soir à Paris, pour organisation d'une manifestation sans déclaration préalable. Largement commenté par l'ensemble de la classe politique, son placement en garde à vue pousse certains sympathisants "gilets jaunes" à appeler au "durcissement" du mouvement, notamment samedi, pour "l'acte 8". 

Des appels au calme, d'autres au soulèvement. Comme le relève Le Parisien, plusieurs groupes Facebook de "soutien" à Eric Drouet ont vu le jour ces dernières 24 heures, dont certains sont "ouverts" à tous les utilisateurs et d' autres "fermés", nécessitant d'être accepté par un administrateur. Sur l'un d'entre eux, visible par le public, un post pose ouvertement la question : "doit-on rester pacifique ? (sic)". Les réponses, divisées entre appels au calme et au soulèvement, ne laissent parfois pas de place au doute. 

"Faudra pas venir pleuré (sic), je pense qu'on a été assez gentils", écrit ainsi un utilisateur. "Il n'y a plus de pacifisme avec ce qui s'est passé hier soir, on va se laissé (sic) marcher dessus encore combien de temps ?", demande un autre. "Avec l'arrestation d'Eric Drouet ce soir c'est mort, il faut durcir à mort pour 2019", estime un troisième internaute, à deux jours du premier week-end de l'année. 

"Vous voulez le chaos, vous le cherchez". Des messages similaires sont aussi relayés sur Twitter, jeudi. "On fais (sic) quoi maintenant ? On reste 'pacifique et on se laisse tous arrêter petit à petit ?", interroge un utilisateur du réseau social. "Vous voulez le chaos, vous le cherchez", prévient une internaute en réponse à un post du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. 

Initiée le 17 novembre, la mobilisation des "gilets jaunes" a nettement décru ces dernières semaines mais de nouveaux appels à manifester samedi à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Martigues, Clermont-Ferrand, ou encore Nice, ont été lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux.