735 lycées en France étaient bloqués ce vendredi. Des universités ont commencé à rejoindre le mouvement. Manque de professeurs, baisse du budget des facs, solidarité avec les lycéens... À la Sorbonne, à Paris 1, dans le 5e arrondissement de Paris, pas encore de blocus, mais la question se pose au sein des étudiants.
Si les lycéens se mobilisent depuis plusieurs jours déjà, il n'y a pas encore de blocus ou de manifestations rue de la Sorbonne, à Paris. Mais des étudiants, comme Sarah et Eulalie, souhaitent une mobilisation générale.
"Je ne vois pas trop l'intérêt"
"Il y a moyen qu'il y ait un gros mouvement qui naisse. Franchement, il faut que ça pète. Même si ce n'est pas dans l'immédiat, là, dans les prochaines semaines, avec les élections et tout. Ils renchérissent à chaque fois, il y a des nouveaux trucs qui passent, ça énerve encore plus les gens. Donc, je pense que ce n'est pas près de s'atténuer."
Simon est en master. Il est plutôt pour un blocus, mais seulement de façon temporaire : "Ça peut être une ou deux journées max. Effectivement, ça empêche les gens d'aller travailler, d'aller étudier à la fac. Mais, en même temps, ce sont des moyens d'action qui sont assez efficaces."
Dans l'enceinte de l'université, tous ne sont pas d'accord. Nathan et Enzo sont contre un blocage : "Je ne vois pas trop l'intérêt, autant aller au lycée juste à côté. Si on veut être en solidarité, autant les rejoindre. Si, au bout de deux minutes, il commence à y avoir des casseurs, je trouve que c'est dommage, parce qu'au final, tout le monde est perdant. Les violences, ça dessert tout le monde."
Enzo pense aussi à son avenir et ne veut pas rater de cours. Une manière pour lui de conserver toutes ses chances pour la suite de son cursus universitaire.