Angers : un médecin interdit d'exercer pour avoir délivré un certificat de complaisance pour un enfant non-vacciné

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Les parents auraient poussé le médecin à délivrer ce certificat pour déroger à l'obligation de faire vacciner leur fils.
Les parents auraient poussé le médecin à délivrer ce certificat pour déroger à l'obligation de faire vacciner leur fils. © SCHNEYDER MENDOZA / AFP
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Un médecin de 65 ans a été interdit d'exercer pendant deux mois pour avoir délivré un certificat justifiant la non-vaccination d'un enfant de deux ans. 

Un médecin d'Angers, dans le Maine-et-Loire, va être interdit d'exercer la médecine pendant deux mois à partir du 1er mars, selon les informations du Parisien vendredi. Il aurait délivré un certificat de contre-indication à toute vaccination pour l'année 2017-2018 à un enfant de 2 ans afin qu'il soit accepté à la crèche, poussé par les parents.

Un certificat de complaisance. Ce certificat de complaisance a été découvert dans le carnet de santé de l'enfant après que sa petite sœur, née prématurément, a contracté la coqueluche par l'intermédiaire de son frère. Le CHU d'Angers a alors alerté le conseil de l'ordre. 

Le médecin homéopathe de 65 ans a reconnu avoir été "poussé" par les parents à délivrer le fameux certificat. "C'était une famille nouvellement arrivée à Angers, elle venait pour la première fois au cabinet et avait besoin du certificat pour la crèche", a confié l'épouse du praticien, interrogée par Le Parisien. La mère aurait expliqué que son enfant était sujet à des otites et des poussées d'eczéma.

Un manquement à la déontologie, selon le conseil de l'ordre. La chambre disciplinaire du conseil de l'ordre des médecins a conclu qu'il avait fait "courir un risque injustifié à l'enfant et à son entourage. Il a également manqué à son obligation déontologique de vigilance sanitaire." Il a été condamné à deux mois d'interdiction et quatre autres avec sursis. Les parents qui refusent de faire vacciner leur enfant encourent en théorie jusqu'à six mois de prison et 3.750 euros d'amende, selon le Code de la santé publique.