Intempéries : "On pensait qu'on n'allait jamais revoir notre famille"

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intempéries sud est alpes maritimes 1:41
Des maisons ont été emportées par les flots dans plusieurs villages. © AFP
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Le ballet des hélicoptères a repris, dimanche matin, entre les villages de l'arrière-pays niçois et l'aéroport de Nice, où sont évacués les rescapés des violentes intempéries qui ont frappé le Sud-Est vendredi soir. Europe 1 a pu interroger deux habitants, entre soulagement et désolation. 
TÉMOIGNAGE

Toutes les deux heures, des hélicoptères transportent chacun quinze personnes depuis les vallées de l'arrière-pays niçois jusqu'à l'aéroport de Nice. Interrompu pour la nuit, le ballet a repris dimanche matin, plus de 24 heures après les violentes intempéries qui ont frappé le Sud-Est de la France, coupant du monde plusieurs villages, privés d'accès routiers mais aussi d'eau potable et d'électricité. Europe 1 a pu recueillir le témoignage d'habitants de Saint-Martin-Vésubie, entre soulagement et désolation. 

"J'ai tremblé toute la nuit"

Les secours "faisaient comme ils pouvaient", en privilégiant "les plus fragiles, les plus âgés", raconte Claude, qui a du patienter pour être évacuée. "Et ce matin à 10 heures on a enfin pu voir Nice, et surtout nos enfants, parce que je ne croyais plus jamais les revoir", poursuit la mère de famille, des sanglots dans la voix. "J'ai tremblé toute la nuit, je n'arrivais pas à me contrôler. On pensait qu'on allait jamais revoir notre famille."

"Toute une vie détruite en un rien de temps"

À Nice, les rescapés sont accueillis par des secouristes et des associations qui les nourrissent, les habillent et leur donnent des conseils pour les assurances et leur relogement, car la plupart d'entre eux ont tout perdu. "Il n'y a plus rien", souffle ainsi Jean-Louis. "Sur trois maisons, il n'y a plus aucune maison. Toute ma vie est partie, toute une vie qui est détruite en un rien de temps. La refaire, c'est impossible." 

Une aide indispensable donc, qui se double aussi d'une écoute psychologique. Une "nécessité absolue" au vue de la situation, estime au micro d'Europe 1 Hélène Delmotte, de la métropole Nice-Côte-d'Azur. "Quand les personnes arrivent, elles sont en état de sidération. Elles ont besoin d'avoir des psychologues qui les écoutent et qui répondent à leurs premiers besoins." Et de préciser que si les victimes de cette catastrophe naturelle n'ont personne pour les loger, la métropole leur prend en charge un "hôtel, ou un appart-hôtel". 

Europe 1
Par Joanna Chabas, édité par Margaux Lannuzel