Prix du gaz, APL, franchises médicales, fourrière, protections menstruelles... De nombreux changements entrent en vigueur au 1er octobre pour les Français. Plusieurs interviennent à partir du 1er octobre pour les Français, touchant le portefeuille, la santé et les transports. Voici ce qu'il faut retenir.
L'aide aux "grands rouleurs" prolongée et étendue
Face à la hausse continue des prix de l'essence et du gazole, qui atteignaient récemment en moyenne 2,37 euros le litre pour le gazole et 2,15 euros pour l'essence SP95-E10, le gouvernement a annoncé le 22 septembre la prolongation de l'aide aux "grands rouleurs". Devant initialement s'éteindre le 30 septembre, elle est reconduite pour les mois d'octobre et novembre, et son montant passe à 100 euros. Elle est surtout élargie à 5,5 millions de Français, contre 3 millions jusqu'à présent.
Pourront désormais y prétendre les foyers gagnant jusqu'à 2.035 euros net pour une personne seule, 4.070 euros pour un couple et 6.104 euros pour un couple avec deux enfants, à condition de parcourir au moins 15 km entre le domicile et le travail, ou 8.000 km par an. Le versement sera automatique pour le 1,2 million de Français l'ayant déjà perçue, tandis que les autres personnes éligibles pourront la demander via une plateforme en ligne sur le site des impôts.
Le plafond de la prime carburant employeur relevé
Le plafond de la prime carburant versée par l'employeur est également relevé à 1.000 euros, contre 600 euros aujourd'hui, a annoncé mi-septembre le ministre du Commerce et des PME, Serge Papin. Facultative et exonérée d'impôts et de cotisations jusqu'au 31 décembre 2026, cette prime vise les salariés habitant ou travaillant dans une agglomération de moins de 100.000 habitants, aux horaires incompatibles avec les transports en commun ou se déplaçant sur plusieurs lieux de travail.
Le prix du gaz augmente de nouveau
À partir du 1er octobre, une augmentation de 5,28 euros TTC en moyenne est à prévoir chaque mois sur les factures de gaz, selon la Commission de régulation de l'énergie. Le prix repère de vente du gaz augmente en effet de 6,3 % au 1er octobre, après une hausse de 5,6 % en septembre. Seuls les ménages ayant souscrit une offre indexée sur ce prix repère sont concernés,ceux ayant opté pour un prix fixe, soit environ 40 % des consommateurs résidentiels fin 2025, ne le sont pas.
Les APL revalorisées de 1,15 %
Comme chaque année, l'aide personnalisée au logement est revalorisée au 1er octobre, selon l'évolution de l'indice de référence des loyers. Cette année, la hausse sera de 1,15 %, contre 1,04 % en octobre 2025. Les aides au logement bénéficient à environ 5,5 millions de foyers en France, dont 2,7 millions pour la seule APL. Le gouvernement a toutefois annoncé vouloir geler ces aides dans le projet de loi de finances pour 2027, ce qui empêcherait leur revalorisation au 1er octobre 2027.
Un "leasing social" pour financer les pompes à chaleur
L'État lance également, à partir du 1er octobre, la première édition de son "leasing social" sur les pompes à chaleur. Il s'agit, malgré son nom, d'un achat financé par un crédit ou un éco-prêt à taux zéro, permettant à des ménages modestes d'étaler sur trois ans le coût d'une pompe à chaleur (installation, maintenance, facture d'électricité), avec une mensualité inférieure à leur ancienne facture de gaz ou de fioul.
"À l'issue de ces trois ans, une fois la pompe à chaleur remboursée, la facture de chauffage pourra être divisée par deux", a indiqué la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon. Le dispositif, financé à hauteur de 540 millions d'euros par les certificats d'économie d'énergie, vise à équiper 55.000 ménages d'ici 2028, pour une aide moyenne de 9.800 euros par foyer.
Il s'adresse aux propriétaires de maisons individuelles chauffées au gaz, au fioul ou au charbon, sous conditions de ressources. Six consortiums ont été désignés pour le mettre en œuvre : CapConfort, IZI by EDF, Le Pacte français, Octopus x Effy, Réflex et Sonepar.
Le plafond des franchises médicales passe à 140 euros
Le plafond annuel des franchises médicales et participations forfaitaires cumulées passe de 100 à 140 euros par assuré, soit 70 euros pour les participations forfaitaires et 70 euros pour les franchises médicales. Ces sommes sont retenues par l'Assurance maladie sur les remboursements de certains soins et médicaments. Mineurs, femmes enceintes et bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire continuent toutefois de bénéficier d'une exonération, une population représentant environ 18 millions de personnes en France.
La fourrière plus chère de 6 %
Les propriétaires d'un véhicule emmené à la fourrière devront s'acquitter d'une facture en hausse d'environ 6 % par rapport à 2025. Le plafond des frais d'enlèvement par camion-grue passe de 127,65 à 135 euros, auquel s'ajoutent les frais de mise en fourrière (15,20 euros) et la pose d'un sabot (7,60 euros). Le tarif de garde journalière augmente aussi, de 6,75 à 7,15 euros par jour. Paris conserve son propre barème, à 150 euros pour l'enlèvement.
Le tiers payant généralisé pour "Mon soutien psy"
Le tiers payant s'applique désormais aux séances réalisées dans le cadre du dispositif "Mon soutien psy", lancé en 2022. Les patients n'auront plus à avancer la part du coût prise en charge par l'Assurance maladie, qui rembourse 60 % de douze séances par an au maximum, facturées 50 euros chacune. Depuis son lancement, plus d'un million de personnes ont eu recours à ce dispositif, pour un total de 5,9 millions de séances, l'âge moyen des patients étant de 36 ans.
Des protections menstruelles remboursées pour les moins de 26 ans
Certaines cups et culottes menstruelles seront remboursées à partir du 1er octobre pour les personnes menstruées de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, dans la limite de deux produits éligibles par an, délivrés en pharmacie.
La baisse de prise en charge des arrêts maladie de longue durée
À compter du 15 octobre, la durée maximale dérogatoire d'indemnisation des arrêts de travail passera de trois à un an pour les salariés atteints d'une affection longue durée non exonérante, c'est-à-dire non prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie.
"Mon bilan prévention" élargi aux kinésithérapeutes
La liste des professionnels habilités à réaliser un rendez-vous dans le cadre du dispositif "Mon bilan prévention" s'élargit aux masseurs-kinésithérapeutes, en plus des médecins, sages-femmes, pharmaciens et infirmiers. Ces bilans, pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, visent à identifier les facteurs de risques de maladies chroniques et ne peuvent être réalisés qu'une fois par tranche d'âge (18-25, 45-50, 60-65 et 70-75 ans).