Agressions homophobes à Tarbes : huit condamnations jusqu'à 5 ans de prison

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Tribunal de Tarbes, palais de justice crédit : Capture d'écran Google Street View - 1280
Le caractère homophobe de cette série d'agressions a été reconnu dans le cas des six condamnés aux peines les plus lourdes. © Capture d'écran Google Street View
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Huit des neufs prévenus dans l'affaire des agressions à caractère homophobe à Tarbes ont été condamnés mercredi à des peines allant de 6 mois de prison avec sursis à cinq ans dont trois fermes pour l'homme identifié comme le cerveau de l'équipe. 

Huit des neufs auteurs d'une série d'agressions commises en 2017 et reconnues à caractère homophobe pour certaines ont été condamnés à des peines comprises entre six mois avec sursis et cinq ans de prison, dont trois fermes, a annoncé mercredi l'avocat d'une des parties civiles.

De la prison ferme pour des agressions reconnues homophobes. Hugo C., identifié comme le cerveau de ces agressions, a été condamné à cinq ans de prison, dont trois fermes, ainsi qu'à une obligation de soins, d'indemnisation des victimes et d'une interdiction de port d'armes pendant cinq ans. La représentante du parquet Amélie Djaoudo avait réclamé une peine de six ans de prison fermes à son encontre.

La magistrate avait également demandé de la prison ferme - entre 3 mois et 5 ans - contre cinq autres protagonistes ayant joué un rôle majeur dans ce dossier. Ceux-ci ont écopé de six mois à 4 ans de prison, allant de 3 mois à 2 ans fermes. Le caractère homophobe des agressions a été reconnu dans le cas de ces six premiers condamnés.

Deux autres condamnations et une relaxe. Deux autres prévenus ont écopé de peines de prison avec sursis (de 6 à 8 mois) et une personne a été relaxée. Les prévenus - huit hommes et une femme âgés de 20 à 24 ans - devaient notamment répondre de "vols avec violence", de "vols par ruse" et d' "extorsions commises en raison de l'orientation sexuelle".

Une série d'agressions pour des vols de carte bleue. Entre mars et septembre 2017, onze agressions s'étaient déroulées selon un mode opératoire identique : la victime était violentée par plusieurs individus lors d'un rendez-vous fixé sur un site de rencontres, principalement dans les environs de Tarbes et de Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, puis contrainte à retirer de l'argent à un distributeur de billets.

Un caractère homophobe. La représentante du parquet avait évoqué dans son réquisitoire "une chasse aux gays" qualifiant les neuf mis en cause de "prédateurs" animés par "un véritable machiavélisme". Amélie Djaoudo avait relevé le caractère homophobe de certaines des agressions soulignant a contrario "l'absence de déchaînement de haine" lorsque les victimes étaient hétérosexuelles.