Affaire des "écoutes" : sur TF1, Nicolas Sarkozy dénonce un "acharnement judiciaire"

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Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy, condamné en première instance, s'est exprimé sur TF1, mercredi soir. © Europe 1
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Reconnu coupable de corruption et de trafic d'influence, avec une peine de trois ans de prison dont un an ferme, Nicolas Sarkozy a décidé de faire appel de cette décision. Sur TF1, mercredi soir, l'ancien chef de l'État a dénoncé une "injustice" et un "harcèlement" dont il a été victime dans l'affaire dite des "écoutes".

"Je ne baisserai pas la tête" : mercredi soir, Nicolas Sarkozy s'est indigné de la condamnation dont il a fait l'objet dans l'affaire dite des "écoutes", lundi. L'ancien chef de l'État a été reconnu coupable de "corruption" et "trafic d'influence" mais, ayant fait appel de cette décision du tribunal correctionnel de Paris, il ne purgera pas une peine de trois ans de prison, dont un an ferme. "Je me battrai jusqu'au bout pour que la vérité triomphe", a-t-il affirmé sur le plateau du 20 Heures de TF1, se disant victime d'un "acharnement judiciaire".

Condamné "sans l'ombre d'une preuve"

"C'est une injustice profonde", a tonné l'ancien président de la République en dénonçant l'attitude des magistrats dans cette affaire, qui l'ont condamné "sans l'ombre d'une oeuvre". Il s'est aussi insurgé du fait que les conversations avec son avocat, Me Thierry Herzog, au coeur de ce dossier avec l'ancien haut-magistrat Gilbert Azibert, aient été écoutées. "Dans un État de droit, c'est à l'accusation d'apporter la preuve de ma culpabilité, ce n'est pas à moi d'apporter la preuve de mon innocence."

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy s'est refusé à demander la dissolution du Parquet national financier, institution créée en 2013 par François Hollande qui a porté le dossier de bout en bout. "Je sais faire la différence entre le comportement de certains et une institution. Je n'ai jamais parlé de justice politique et je n'en parlerai jamais", a-t-il expliqué, se disant toutefois "contre les juridictions spécialisées". "Je ne tomberai pas dans le piège d'un combat politique contre une institution que je respecte."