Affaire de la sex-tape : la régularité de la procédure examinée le 14 octobre

Trois suspects, dont Karim Benzema, dénoncent la loyauté de l'enquête.
Trois suspects, dont Karim Benzema, dénoncent la loyauté de l'enquête. © AFP
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avec AFP , modifié à
Trois suspects, dont Karim Benzema, dénoncent la déloyauté de l'enquête de l'affaire de chantage présumé à la sex-tape visant Mathieu Valbuena. 

La justice se prononcera le 14 octobre sur la régularité de la procédure de l'affaire de chantage présumé à la sex-tape visant Mathieu Valbuena, alors que trois suspects dont Karim Benzema, dénoncent la déloyauté de l'enquête.

Trois requêtes en nullité. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles doit examiner trois requêtes en nullité de la procédure déposées au printemps par le footballeur Karim Benzema, Mustapha Zouaoui - homme à tout faire qui gravite depuis des années autour des footballeurs - et Karim Zenati. Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir participé à une entreprise de chantage contre le footballeur Mathieu Valbuena. Ce coéquipier de Benzema en équipe de France avait reçu un appel en juin 2015 d'un inconnu lui affirmant détenir une vidéo intime. Le maître-chanteur proposait au footballeur de trouver un arrangement, sans évoquer le montant à payer, conduisant le footballeur à déposer plainte. 

"Déloyauté de l'enquête". Une négociation avait alors commencé entre un policier, se faisant passer pour l'homme de confiance de Valbuena, et l'escroc. Les trois suspects considèrent que l'intervention de ce policier constitue une "déloyauté de l'enquête et de la procédure", avait expliqué en juin l'un des avocats de l'attaquant du Real Madrid, Me Sylvain Cormier. La défense de Mustapha Zouaoui avait pour sa part estimé que le procédé policier s'apparentait non pas à une simple constatation de l'infraction, mais à une provocation à la commission du délit, prohibée par le Code de procédure pénale.

Encore plusieurs semaines ? Cette affaire dans l'affaire avait provoqué une pause dans l'instruction du dossier au fond, qui touchait à sa fin, dans l'attente de l'examen des requêtes par la chambre de l'instruction. Une décision de non-lieu ou de renvoi des suspects devant un tribunal correctionnel pourrait d'ailleurs prendre encore plusieurs semaines : l'affaire a en effet été reprise début septembre par un nouveau juge d'instruction, a indiqué mercredi une source proche du dossier. "Il se peut qu'il y ait un délai de manière à ce qu'il puisse prendre connaissance du dossier", a ajouté cette même source.