Affaire Daval : enquête préliminaire pour violation du secret de l'instruction

  • A
  • A
Jonathann Daval était passé aux aveux lors d'une confrontation avec sa belle-famille.
Jonathann Daval était passé aux aveux lors d'une confrontation avec sa belle-famille. © SEBASTIEN BOZON / AFP
Partagez sur :
Cette enquête fait suite à des révélations dans la presse, le 7 décembre, au début de la confrontation entre Jonathann Daval et sa belle-famille. 

Le parquet de Besançon a ouvert une enquête préliminaire pour violation du secret de l'instruction dans le cadre de l'affaire Alexia Daval, tuée par son mari en octobre 2017. Cette enquête fait suite à des révélations dans la presse, le 7 décembre, au début de la confrontation ce jour-là entre le mari, Jonathann Daval, et sa belle-famille, a expliqué à l'AFP le procureur de la République à Besançon, Etienne Manteaux, sans préciser les informations visées.

"Des fuites phénoménales dans ce dossier". Le 7 décembre, l'informaticien de 34 ans avait reconnu être le meurtrier d'Alexia Daval, lors d'une confrontation avec la mère de la victime au tribunal de grande instance de Besançon. "J'ai appris qu'il y avait une enquête en cours pour violation du secret de l'instruction qui porterait sur ce que j'ai dit à la mère de mon client", le jour de la confrontation, a dit à l'AFP Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval. Lors d'une pause avant la fin de la confrontation, l'avocat avait brièvement échangé avec la mère de Jonathann, venue dans la cour du tribunal pour soutenir son fils.

L'échange entre l'avocat et sa mère avait été relayé dans la presse locale. Quelques heures plus tard, à l'issue de la confrontation, le procureur de la République avait annoncé que Jonathann était passé aux aveux. "On me parle de violation du secret de l'instruction, qui est fait pour protéger l'enquête. Mais le fait de parler de l'état émotionnel de mon client à sa mère ne constitue pas une violation", s'est défendu l'avocat. "Depuis le début de la garde à vue de Jonathann, il y a des fuites phénoménales dans ce dossier. A aucun moment, la justice n'avait déclenché de procédure", a-t-il dit.