Les compagnies aériennes ne prévoient pas d’annulations massives de vols cet été malgré la hausse des prix du kérosène, a assuré vendredi le ministre des Transports Philippe Tabarot. Certaines réductions restent limitées à quelques opérateurs, dans un contexte où la période estivale est cruciale pour leur activité.
Il n'y aura "pas d'annulations massives cet été" dans les programmes de vol des compagnies aériennes malgré la hausse des prix du kérosène, a assuré vendredi le ministre français des Transports, Philippe Tabarot.
"A quelques exceptions près - 1% pour la compagnie Volotea, 2% pour la compagnie Transavia - sur les compagnies notamment, principalement françaises, et je pense aussi à Air France, il n'y aura pas d'annulations massives cet été", a-t-il dit sur Europe 1.
"Au contraire, les plans de vol seront respectés et les Français pourront partir où ils le souhaitent. Et surtout, à l'inverse, des touristes du monde entier pourront venir en France", a-t-il ajouté.
"Ce sont des mois cruciaux pour ces compagnies"
"Ce sont des mois qui sont cruciaux pour ces compagnies, parce que les compagnies aériennes font 70 % de leur chiffre entre les mois de juillet et les mois d'août, donc elles n'ont aucun intérêt à annuler les vols. Et il faut que cette période se passe particulièrement bien pour elles, sinon la rentrée pourrait être plus compliquée", a observé Philippe Tabarot.
Le secteur aérien est particulièrement touché par la flambée des prix du pétrole depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Plusieurs compagnies aériennes à bas coût, comme Transavia (filiale d'Air France-KLM), ont commencé fin avril à annuler des vols.
M. Tabarot s'est en outre une nouvelle fois exprimé vendredi sur la politique tarifaire de la compagnie espagnole Volotea, qui prévoit une modification du prix du billet, alors même que le client a déjà payé, en raison de la hausse des prix du kérosène.
"Il y a des discussions avec cette compagnie sur un plan juridique, nous avançons un certain nombre d'arguments, notamment concernant le droit à la concurrence", a-t-il dit.