Action à la Madeleine : une ex-Femen définitivement condamnée

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Eloïse Bouton a été condamnée à un mois de prison avec sursis.
Eloïse Bouton a été condamnée à un mois de prison avec sursis. © FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Eloïse Bouton a été définitivement condamnée à un mois de prison avec sursis pour s'être présentée seins nus devant l'autel de l'église de la Madeleine, à Paris, en 2013. 

Une ancienne militante des Femen, Eloïse Bouton, est définitivement condamnée à un mois de prison avec sursis pour exhibition sexuelle lors d'une action dans l'église de la Madeleine en 2013 à Paris, après le rejet mercredi de son pourvoi en cassation. La Cour de cassation a validé l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui, en février 2017, avait confirmé la condamnation de l'ex-militante.

"344ème salope". Cette condamnation, "c'est parce que c'était dans une église !", avait estimé à l'époque la jeune femme, critiquant "un procès déguisé pour blasphème" et rappelant que d'autres militantes des Femen poursuivies après des actions dans d'autres lieux ont été relaxées. Le 20 décembre 2013 au matin, la jeune femme s'était dirigée, torse nu, vers l'autel de l'église face à une dizaine de personnes présentes alors qu'une chorale répétait dans l'édifice. Elle portait sur le dos l'inscription "Christmas is cancelled" (Noël est annulé) et sur le ventre "344ème salope", en référence au manifeste de 343 femmes appelant à la dépénalisation de l'avortement en 1971.

Contre les positions de l'Eglise sur l'avortement. Elle avait ensuite déposé des morceaux de foie de veau censés représenter l'avortement de l'enfant Jésus. Cette action visait à dénoncer les prises de position de l'Église dans le débat sur le droit à l'avortement, alors que des restrictions étaient envisagées en Espagne. En décembre, l'ex-Femen Iana Zhdanova avait été relaxée d'exhibition sexuelle par la cour d'appel de Paris, après une action seins nus au Musée Grévin en 2014. La cour d'appel avait résisté à la Cour de cassation qui, en janvier 2018, avait estimé que cela constituait bien une "exhibition sexuelle". L'affaire reviendra devant la Cour de cassation, le parquet général ayant formé un pourvoi.