Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Colère des lycéens : temps scolaire, bâtiments... Les principales revendications recensées sur la plateforme de concertation

Manifestation lycéenne à Paris (Archives). [Meryl CURTAT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a publié sur X les premiers résultats de la concertation en ligne lancée par le gouvernement à l'adresse des lycéens. Le gouvernement a recensé à ce stade 76.500 contributions, alors que le mouvement de mobilisation doit se poursuivre mardi.

Près des trois quarts (71%) des contributions à la plateforme de concertation lancée par le gouvernement à l'adresse des lycéens, qui prévoient de manifester à nouveau mardi, font état de difficultés dans les emplois du temps, et la moitié citent des problèmes de bâtiments, selon un décompte rendu public dimanche par Sébastien Lecornu.

Une plateforme accueillie avec indifférence ou scepticisme par les élèves mobilisés

Le gouvernement a recensé à ce stade 76.500 contributions. Quelque 71% d'entre elles évoquent "l'organisation du temps scolaire : journées trop longues, emplois du temps déséquilibrés, charge de travail importante", 51% soulèvent "des difficultés liées aux bâtiments et aux conditions matérielles" dans les lycées, et 28,5% abordent "la question des professeurs absents et de leur remplacement", 24% celle "des effectifs par classe" et 14,5% évoquent Parcoursup "et les difficultés liées à l'orientation", détaille le Premier ministre sur X.

Sur cette plateforme, accueillie avec indifférence ou scepticisme par les élèves mobilisés, tout le monde, sans vérification de la qualité de lycéen, peut répondre à deux questions ouvertes, sur les "principales difficultés" rencontrées dans les lycées et ce qui "devrait changer ou être amélioré pour mieux apprendre". Cette initiative rappelle les "grands débats" organisés au moment des manifestations des Gilets jaunes, qui avaient alimenté des "cahiers de doléances" jamais restitués.

Un outil de "dialogue"

Le gouvernement promeut cette plateforme comme un outil de "dialogue" en parallèle de la reprise des cours. Une "restitution nationale" est prévue fin octobre qui nourrira un "plan d'action concret".

Le gouvernement déposera notamment des amendements au projet de budget pour 2027 qui reprendront "certaines propositions formulées" sur la plateforme, redit M. Lecornu. Et ces contributions seront également "analysées académie par académie, puis établissement par établissement", pour y apporter "des réponses adaptées". La plateforme, lancée le 5 octobre sur agora.gouv, est ouverte jusqu'au 23 octobre.