"Acte 18" des "gilets jaunes" : les autorités craignent des débordements à Paris

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La mobilisation parisienne de samedi inquiète les autorités (photo d'archives). © AFP
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Les responsables de l'ordre public s’inquiètent de la présence dans la capitale de nombreux casseurs et manifestants extrémistes, avec pour mot d'ordre clair de s'attaquer aux forces de l'ordre. 

"Gilets jaunes", acte 18. Samedi, des défilés et rassemblements sont prévus partout à Paris, avec une mobilisation qui s'annonce en hausse : les manifestants entendent faire de ce 16 mars un point d'orgue du mouvement, lancé il y a quatre mois. La situation inquiète particulièrement à Paris, où les autorités craignent des débordements violents. 

Mot d'ordre : "s'attaquer aux forces de l'ordre". Dans la capitale, c'est la mobilisation la plus redoutée de ces deux derniers mois. Les autorités s'attendent à un fort regain de violence, avec la présence de nombreux casseurs et autres manifestants extrémistes. Ceux-ci ont préparé qui cet acte 18 avec un mot d'ordre clair : "s'attaquer aux forces de l'ordre et faire le maximum de dégradations".

Une virulence qui inquiète les responsables de l'ordre public, d'autant que le nombre de participants devrait être plus important que les week-ends précédents. D'après nos informations, certains gilets jaunes se sont même abstenus ces derniers samedis pour mieux se mobiliser aujourd'hui dans la capitale, point de convergence des manifestants y compris de Bretagne ou du Nord.

Un dispositif d'ordre revu à la hausse. Pour ajouter au casse-tête des autorités, Paris sera aussi le théâtre cet après-midi d'autres défilés d'ampleur : la marche pour le climat et celle des solidarités, contre "le racisme d'Etat et les violences policières". Avec le risque que ces manifestations fusionnent et que les gilets jaunes radicaux se mêlent à ces cortèges.

Voilà pourquoi le dispositif de maintien de l'ordre a été largement revu à la hausse par rapport aux semaines précédentes : environ 3.000 CRS et gendarmes mobiles seront déployés à Paris, en plus des centaines d'autres effectifs mobilisés par la Préfecture de police.