À Tourcoing, les jeunes "appelés" découvrent le Service national universel

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Ils font partie des 2.000 premiers volontaires qui vont tester le Service national universel : Vincent et Camille ont raconté à Europe 1 les motivations qui les ont poussé à faire partie cette aventure.
REPORTAGE

C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Lundi, le Service national universel (SNU) a fait ses premiers pas : 2.000 volontaires de 15 et 16 ans ont été sélectionnés dans treize départements pour expérimenter ce nouveau dispositif, visant à "recréer le socle d'un creuset républicain". Europe 1 s'est rendu à Tourcoing, dans le Nord, où Vincent et Camille ont fait part de leurs premières impressions. 

Si le SNU n'est pas le service militaire, la discipline y est quand même très présente. À Tourcoing comme ailleurs, les jeunes, au nombre de 93 ici, sont habillés d'un uniforme : pantalon bleu, polo blanc et casquette obligatoire. Lundi matin, c'était réveil aux aurores et lever de drapeau.

Cette discipline plaît à Vincent, 16 ans, qui arrive de la Creuse. "L'armée, c'est déjà ce que je veux faire plus tard. Ça ne me fait pas peur car mon oncle était militaire, donc il m'a appris [certaines choses] aussi. J'ai déjà trouvé ma voie donc je pense que ça me servira beaucoup pour la suite."

Camille, 15 ans, s'est engagée pour "tester de nouvelles choses"

Choisie pour le lever de drapeau face à Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et pilote du projet, Camille n'a pas eu l'air impressionnée. Cette lycéenne de 15 ans originaire des Hautes-Pyrénées a très bien vécu cette première journée : "On a bien dormi, on s'entend bien, on mange bien, on est bien encadrés". Elle s'est engagée car elle avait "envie de découvrir", de sortir de son quotidien et de "tester de nouvelles choses".

Cette phase de test va durer deux semaines. Au programme : du sport, des visites de musées et des débats. Mais aussi des cours de self-défense et une initiation aux premiers secours.