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A Reims, des travaux d'urgence pour la basilique millénaire

[DAMARIN Vincent / hemis.fr / hemis.fr / Hemis via AFP]

La basilique Saint-Remi de Reims rouvrira mi-juin après des travaux d’urgence liés au glissement d’une partie de sa toiture. Fermé en partie depuis fin avril pour des raisons de sécurité, ce monument classé à l’Unesco fera l’objet d’une intervention provisoire avant un vaste chantier estimé à plus de 60 millions d’euros.

Partiellement fermée fin avril en raison du glissement de sa toiture, la basilique Saint-Remi de Reims, édifice vieux de 800 ans classé au patrimoine mondial de l'Unesco, doit rouvrir ses portes mi-juin après des travaux d'urgence.

Une réouverture prévue le week-end du 13 juin

Une entreprise spécialisée de cordistes va entamer des travaux de sécurisation de la toiture mardi, après un accord entre la municipalité de Reims et la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), a indiqué le maire de Reims, Arnaud Robinet (Horizons).

Une fois terminée cette intervention prévue jusqu'au 12 juin, la basilique pourra rouvrir dès le week-end des 13-14 juin, a-t-il annoncé vendredi sur le parvis de ce joyau romano-gothique.

Le 30 avril, la ville avait décidé la fermeture de la zone de la nef pour des raisons de sécurité, car la toiture avait glissé après la "rupture de certaines accroches qui maintiennent une partie de la couverture de l'édifice".

Seul l'accès au choeur reste autorisé pour permettre la pratique du culte et l'accueil des visiteurs. En revanche, des spectacles ont été annulés.

Une restauration à plus de 60 millions d'euros

Les travaux de sécurisation d'urgence, évalués à plusieurs centaines de milliers d'euros, vont être pris en charge par la ville de Reims, propriétaire du monument historique. Ils interviennent alors qu'une étude scientifique est en cours, menée par la collectivité et l'Etat, en vue de la préservation totale de cette église, où sont notamment conservées les reliques de l'évêque saint Remi, qui a baptisé Clovis, roi des Francs.

Cette restauration, concernant à la fois la toiture, une partie des façades et les vitraux du XIIIe siècle, pourrait débuter d'ici à trois ans et durer une décennie, pour un montant de plus de 60 millions d'euros.

"On parle du chantier du siècle", a rappelé Arnaud Robinet. Le maire de la cité des Sacres plaide pour une "réactualisation" du montant de l'enveloppe prévue. "A partir de là, on pourra déterminer la part de l'Etat, la part de la ville de Reims et l'ampleur du mécénat que nous allons déployer sur le plan national", a-t-il ajouté.