Quarante-huit lycées, sur les 3.700 du pays, étaient bloqués mardi matin, selon le ministère de l'Éducation, qui n'a relevé aucune perturbation dans trois quarts des départements.
Quarante-huit lycées, sur les 3.700 du pays, étaient bloqués mardi matin, selon le ministère de l'Éducation, qui n'a relevé aucune perturbation dans trois quarts des départements. Des chiffres une fois de plus contestés par l'Union syndicale lycéenne (USL), qui a annoncé 500 établissements bloqués.
L'organisation lycéenne a également dénoncé une forte "répression" avec "des jeunes plaqués au mur, des compagnies de CRS envoyées" devant les établissements, a indiqué un de ses représentants à l'AFP.
"Notre impression est que l'objectif est de réprimer le mouvement, de l'empêcher pour la mobilisation de jeudi", qui s'annonce plus importante et devrait rassembler salariés du privé, fonctionnaires, retraités et étudiants.
Des organisations lycéennes décidées "à ne rien lâcher"
Lundi, au retour des vacances de la Toussaint, 41 établissements étaient bloqués à la même heure, soit 1% des établissements, selon le ministère. L'USL affirmait en avoir recensé 169. Concernant l'enseignement supérieur, environ 15% des établissements ont été perturbés lundi, selon le ministre Philippe Baptiste.
Décidées à "ne rien lâcher" face aux annonces du gouvernement jugées insuffisantes, les organisations lycéennes et étudiantes ont lancé un vaste appel à la mobilisation mardi, avant la grève et les manifestations prévues jeudi, à l'appel d'une intersyndicale interprofessionnelle, auxquelles elles appellent également à participer.